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 En une belle nuit... [PV Norie Tôsawa.]

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Ein
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MessageSujet: En une belle nuit... [PV Norie Tôsawa.]   Mer 17 Oct - 22:39

Le vent soufflait tout doucement, très lentement, on aurait dit qu'il voulait rester discret. Cependant, c'était le temps parfait pour Ein. Il n'avait ni chaud, ni froid, c'était le meilleur moment pour aller prendre l'air sur le toît du pensionnat. En plus, il faisait nuit, tout était calme, pas un seul bruit. Le jeune garçon qui parfois appréciait le silence et la tranquillité était servi aujourd'hui, il n'avait pas à se pleindre une seule seconde. Surtout que chez lui, dans son pays, il n'avait pas l'occasion de sortir le soir, c'était interdit. Être dehors à plus de 23H00 était vu comme une énorme infraction, chose qui n'était guerre commune dans son pays, mais il fallait que cette règle soit présente dans son village, et uniquement dans son village. Évidemment, Ein était totalement incapable de se passer d'aller prendre quelques coups d'air dehors le soir, donc il n'hésitait pas plus que cela à sortir et à aller se détendre. Le jeune garçon s'était déjà fait voir une fois, une seule fois, ce fut lors du dernier jour avant que l'on l'expédie ici. Étant donné que sa venue ici était prévue avant ce jour, il s'en fichait complètement, Ein ne trouvait aucune raison de s'y attarder dessus.

*Ah et bien c'est ici... Heureusement que je suis déjà passé par là, sans cela, j'aurais jamais pu trouver.*

Oui, Ein était déjà venu ici un jour, lors de son arrivée, cela ne fait pas plus d'une semaine. Cinq jours plus précisemment, lors de sa venue, il n'était pas habitué, ne connaissait aucun lieu, se perdait facilement. Lui qui cherchait la cafétéria s'était retrouvé ici et avait pu admirer la vue qu'elle offrait. Malheureusement son estomac l'interpellait et il n'avait donc pu rester d'avantage, après cela il oublia complètement l'existence de ce toit. Mais ce soir, probablement à cause de l'ennui qui était à deux doigts de l'achever, Ein eut une illumination, la mémoire lui revint, et sur un simple coup de tête, il se décida d'y aller. Il se souvenait toujours du chemin à empreinter et heureusement, car à 23H30, Ein ne voulait pas se perdre. Une à une, le jeune garçon gravissait les marches de l'escalier désert. Rapidement, d'un léger et discret geste de la main, il réussit à ouvrir la porte, qui n'était pas fermée. A première vue personne, Ein était seul, pas un chat, rien. Cette belle nuit était couronnée par ce joli et agréable croissant de lune. Ein était muni d'un léger manteau, légèrement inutile au vu du temps, mais il préféra le garder.

*Seul... Je suis vraiment chanceux. J'en ai eu assez des imbéciles aujourd'hui... C'est lassant à force.*

C'était sûr, Ein s'était énervé avec trois personnes aujourd'hui, une fille et deux garçons et chaque dans un cas et à une heure différente. Le premier garçon qu'il rencontra et qui s'était juste énervé parce que Ein lui avait -et sans faire exprès- donné un léger coup d'épaule. Le second qui se chamaillait déjà avec un autre garçon fut bien sencible lorsque Ein lui dit qu'il était débile. Sûr, à ce moment, Ein n'avait pas à s'en mêler. Pour la troisième, il était préférable de ne pas en parler... Après avoir franchi la porte, Ein s'avança, se mettant presque à un mettre du vide. Pas assez courageux pour s'avancer d'avantage sûrement. Il hésita ensuite un peu, mais finit par s'assoir, en jetant un léger un regard derrière son épaule. Le buit qu'il fit réussit à le faire penser qu'une personne était derrièe lui, mais ce n'était pas le cas. Ein fixé la belle lune qui était difficile à éviter, il en avait sûrement pour un long temps...
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Norie Tôsawa
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MessageSujet: Re: En une belle nuit... [PV Norie Tôsawa.]   Ven 19 Oct - 0:39

Il était 23h30 lorsque Norie regarda son réveil. Elle soupira et sortit de son lit en cherchant à tâtons ses chaussons. Elle ne voulait pas dormir tout de suite, et la jeune fille savait pertinemment qu’elle n’y arriverait jamais avec un tel état d’esprit.
Elle s’approcha donc de la fenêtre de sa chambre et ouvrit les rideaux. La lune était presque pleine et le ciel bien dégagé. A la vue des multiples étoiles qui ornaient le ciel, Norie se dit qu’elle voulait les voir mieux. Elle savait qu’on pouvait monter sur le toit et se dit qu’elle allait faire une petite excursion nocturne pour profiter pleinement de la beauté de ce ciel.
Elle enfila rapidement une polaire par-dessus son pyjama et se faufila hors de sa chambre avant de la fermer à clé, par simple précaution. Il lui semblait inutile de s’habiller alors que tout le pensionnat était endormi.

Elle arriva dans le couloir et suivit son instinct pour arriver jusqu’au toit. Il lui suffisait seulement de monter des escaliers… Elle avança donc au milieu de ce couloir éclairé par le clair de lune. Il y régnait un silence assourdissant qui fit frissonner Norie. La seule lumière qui parvenait dans le couloir était celle de la lune et elle donnait au couloir un air un peu lugubre mais également mystique. Notre ‘‘fugueuse’’ sourit pour elle-même et continua sa progression le long du couloir avant d’arriver au bas d’un escalier. Elle gravit les marches en veillant à ne faire aucun bruit pour ne pas réveiller les pensionnaires, ou pire, les surveillants. Le règlement interdisait les balades nocturnes… Cependant, Norie n’avait pu résister. « Comme la plupart des autres pensionnaires » pensa-t-elle. Elle ne devait pas être la première à sortir de sa chambre à une heure si tardive. Et elle n’était sûrement pas la dernière !

Elle continua donc à marcher dans des couloirs et à monter les escaliers qu’elle trouvait pendant un quart d’heure jusqu’à ce qu’elle arrive enfin à une porte entr’ouverte d’où s’échappait un rayon de lune et un petit air frais. Cela ne faisait aucun doute, c’était bien la porte qui menait au toit. Norie gravit les quelques marches qui menaient à la porte et trébucha au milieu. Elle étouffa un juron et se releva.

Parvenue au seuil de la porte, elle eut un moment d’hésitation. Pourquoi la porte était-elle entr’ouverte ? Norie se demanda s’il y avait quelqu’un mais elle rejeta très vite cette idée. Aucune personne sensée ne laisserait la porte comme ça. Cependant, le doute subsistait… Elle se faufila donc dans l’entrebâillement de la porte en faisant attention à ne pas la faire bouger. Et lorsqu’elle arriva sur le toit, elle fut surprise de voir une silhouette assise, face au vide. Elle en fut si surprise qu’elle lâcha la porte qu’elle tenait et celle-ci lui fila des mains et claqua. Elle sursauta et émit un petit rire gêné et nerveux lorsqu’elle vit que la porte ne s’ouvrait que de l’intérieur. Du moins, c’est ce qu’elle crut.
Voilà donc pourquoi la personne qui était venue sur le toit l’avait laissé entr’ouverte.

Norie se retourna vers la personne assise à quelques mètres d’elle, n’osant pas s’approcher. Elle venait de faire une gaffe monstrueuse en laissant la porte se refermer et le jeune homme qui était là n’allait sûrement pas l’accueillir à bras ouverts…
Lorsqu’elle vit que le jeune homme la regardait, elle se mit à balbutier.


« Euh… Je… Je suis désolée… Je ne savais pas … Je ne pensais pas… Je veux dire… Je n’aurais jamais cru que quelqu’un d’autre serait là… Désolée.»

Elle se mit à rougir avant de se frotter l’arrière de la tête. Puis elle se mit à rire nerveusement.

« Bon et bien je pense que, par ma faute, on va rester ici tous les deux un petit bout de temps … »

Norie ne savait que dire d’autre. Elle était affreusement gênée de les avoir enfermés tous les deux sur le toit et elle ne savait que faire.
Elle resta donc plantée près de la porte en attendant que le jeune prenne la parole.
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Ein
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MessageSujet: Re: En une belle nuit... [PV Norie Tôsawa.]   Dim 21 Oct - 23:27

Lorsqu'il entendu ce bruit de claquement, Ein se leva subitement et se retourna en direction de la porte. Il n'avait entendu personne entrer, il pensait qu'il resterait seul ici, que personne ne viendrait le rejoindre à une telle heure et bien il s'était trompé. Le garçon avait frissonné durant quelques secondes, il était plongé dans ses pensées, et un tel bruit ne pouvait que le faire frémir à ce moment. Ein remarqua la personne responsable de ce bruit, il remarqua aussi d'où il provenait : De la porte. La jeune fille venait de claquer la porte et donc de condamner Ein à dormir sur le toit du penssionnat. Chose qui n'était censé pas le rendre joyeux. Ein jeta un regard meurtrier sur la jeune fille, après ce qu'elle venait de faire, le jeune garçon ne comptait pas la féliciter, évidemment. Déjà qu'elle venait de lui faire peur, elle le condamnait en même temps à passer une nuit au clair de lune. Car il ne fallait pas se faire d'illusions, personne d'autre ne passerait ici à cette heure, cela ne serait que paradoxale, il ne fallait pas espérer et Ein le réalisa immédiatement. Sans lui adresser pour le moment la parole et même après qu'elle ai présenté ses excuses, Ein fonça sur la porte en essayant désespérement de l'ouvrir, il tira trois fois sur la poignée de toute ses forces. Mais rien, elle était belle et bien bloquée.

*J'ai jamais voulu tapper de filles dans le passé... Mais depuis que je suis arrivé ici, c'est la seconde fois que j'ai cette envie...*

De rage, il était à deux doigts de donner un coup de poing ou pied dans la porte. Mais il se retint. Ses dents étaient serrés, il voulait à tout prix faire passer sa colère sur quelqu'un et non sur quelque chose. D'après lui, il fallait vraiment être stupide pour fermer cette porte, c'était sûr. Ein se retourna une nouvelle fois vers la personne qui avait enfermé Ein et elle-même d'ailleurs sur le toit, son regard était toujours meurtrier, ce qui se comprenait après ce qu'il s'était passé. Tel qu'on le voyait, on pourrait penser qu'il ne ferait pas que crier sur elle mais qu'il irait plus loin, heureusement il s'interdisait de faire cela. Jamais dans sa vie il était jusqu'à allé tapper une fille, par contre une fois, une fille l'avait déjà frappé. Cette fois-là, il ne s'était pas défendu, pensant que c'était la meilleure solution. La voir rire l'exaspéra d'avantage, pour Ein dans cette situation, rigoler était synonime de crime. Avant de répondre, le garçon préféra laisser un court silence, histoire de mieux réaliser ce qui arrivait et de ne pas sortir n'importe quel mot, au mieux il aurait probablement voulu rester calme, mais c'était impossible...

"Putain de merde... Mais tu es complètement stupide ou tu l'as fait exprès ?!"

Ein se mit une main sur la tête et ferma les yeux pour essayé de reprendre son calme. A cet instant, il n'y avait qu'une chose qui l'importait, c'était de sortir d'ici. Il ne voulait vraiment pas passer une nuit un toit, encore moins en compagnie de quelqu'un. Surtout si ce "quelqu'un" était celui qui l'avait enfermé... Dans ce cas, l'envie de meurtre qui grimpait déjà de seconde en seconde, aurait vite fait d'atteindre le maximum. Ein ne pourrait pas supporter. Malgré cela, il faisait tout pour être calme, le garçon bouillonnait en lui, il était à deux doigts d'exploser. La nuit s'annonçait difficile, très difficile. Il ne l'avait pas vu, mais Ein était en train de se faire mal en tirant sur ses cheveux. Après l'avoir remarqué, il cessa immédiatement, ouvrit les yeux et fit quelques pas en avant pour se retrouver de nouveau à un mètre du vide, exactement à l'emplacement où il s'était assis avant qu'on ne vienne le déranger... et surtout l'enfermer. La nuit était belle, le vent ne soufflait presque pas, tout était parfait pour passer une excellente nuit, pourtant, mais il fallait qu'il se passe quelque chose... Ein jeta un regard sur la lune et repris une dernière fois la parole, plus calmement cette fois-ci.

"Je ne sais pas si tu réalises ce que t'as fait... Et tu peux vraiment pas savoir à quel point je te hais."
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Norie Tôsawa
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MessageSujet: Re: En une belle nuit... [PV Norie Tôsawa.]   Jeu 31 Jan - 17:00

Norie s’était décalée sur le côté en voyant le jeune homme foncer vers la porte en furie. Elle n’avait jamais vraiment eu peur de quelqu’un de son âge … Jusqu’à maintenant en tout cas. Le regard qu’il lui lança la fit frémir. Elle était comme gelée sur place. Aucun son ne pouvait sortir de sa bouche, même pas un rire aussi nerveux soit-il. Elle n’osait même pas poser les yeux sur le jeune pensionnaire qui s’efforçait de rouvrir la porte qu’elle avait fermé accidentellement. Elle aurait du faire plus attention à la porte. Mais non, elle avait été trop émotive... Maintenant, elle se sentait stupide, mal à l’aise et effrayée. Comment un si petit corps pouvait-il contenir autant de haine envers une seule personne?
Après s’être démené pour essayer d’ouvrir la porte, le jeune garçon laissa exploser sa rage. Norie ne répondit pas. Elle n’avait pas fait exprès de fermer la porte. Il fallait en déduire qu’elle était stupide. D’habitude, elle l’aurait dit, mais vu le regard du garçon, elle savait qu’il valait mieux pour elle de rester silencieuse. Le jeune aurait pu la frapper si elle avait affirmé qu’elle était stupide. Et Norie n’était pas vraiment capable de se défendre, ni maintenant, ni jamais. Elle n’avait jamais eu recours à la violence. Dans des moments comme ça, il lui semblait logique, lorsqu’elle était en tort, de ne rien dire, rien faire.

La jeune fille regarda effrayée la boule de nerfs qui se tenait devant elle en essayant de se calmer. Elle failli lui faire remarquer qu’il était en train de s’arracher littéralement les cheveux, mais une petit voix en elle lui recommanda de rester silencieuse. Elle détourna le regard du jeune homme qui retourna à l’endroit où il était lorsque Norie était arrivé sur le toit. Elle ne savait que faire. Elle était hypnotisée par ce garçon. Hypnotisée et effrayée. Elle ne bougea pas d’un poil et sursauta lorsqu’il reprit la parole. Ce qu’il lui dit la réveilla un peu. Comme si durant tout ce temps la peur l’avait plongé dans une espèce de léthargie. Elle prit une profonde inspiration et le jeune pensionnaire lui sembla tout de suite moins effrayant. Sans réfléchir, elle s’avança vers lui.


« Premièrement, si tu veux, je suis stupide ! En tout cas, je n’ai pas fait exprès de lâcher la porte. Je ne cherche pas à me justifier, je n’ai seulement pas réfléchi. Donc oui, je suis stupide ! Parce que franchement, si j’avais fait exprès, j’aurais peut-être choisi un autre jour pour m’enfermer sur le toit avec quelqu’un. Et j’aurais aussi choisi quelqu’un d’autre de plus sociable, de plus sympathique et de plus ouvert aux autres ! Deuxièmement, si tu veux, hais-moi, mais aux dernières nouvelles, on va devoir rester là un bon bout de temps tous les deux. Je pense qu’il faudrait que l’on coopère un peu, même si ça signifie qu’il faut que l’on s’ignore totalement toute la nuit. Mais çaa serait bien que l’un de nous deux ne soit pas mort demain matin quand les surveillants viendront ouvrir la porte, si tu vois ce que je veux dire. Et troisièmement, je m’appelle Norie Tôsawa, comme ça, tu auras un nom à mettre sur la personne que tu détestes le plus ! »

Elle avait dit tout ça avec une voix un peu plus forte que ce qu’elle ne voulait. Cependant, c’était avec une voix assurée, ce qui l’étonna fortement vu l’état dans lequel le jeune l’avait mis tout à l’heure.
Après sa tirade, elle se sentait un peu mieux, un peu plus confiante. Elle jeta un regard indifférent au jeune homme et haussa les épaules avant de s’asseoir sur le muret à quelques mètres du pensionnaire en lui tournant le dos, pour regarder le ciel. La nuit était belle, et ce n’était pas le jeune qui allait lui gâcher le plaisir d’admirer les étoiles.
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Ein
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MessageSujet: Re: En une belle nuit... [PV Norie Tôsawa.]   Jeu 6 Mar - 3:51

Son regard fouillait chacune des étoiles présentes dans le ciel et finit par se centraliser sur la lune, nimbant la nuit par tout son éclat et sa convexité. Désireux de négliger ce qu'il venait de se passer, Ein préféra contempler le ciel, sans se douter que l'anicroche dans lequel on l'avait plongé contre son grès serait aussi horripilant. D'autant plus qu'il lui était difficile d'oublier la figure de la personne qui l'avait fait prisonnier du toit de la pension, à un point que sa vision soit troublée, remplaçant la lune par son visage, ses traits, sa chevelure aiguail ainsi que le même sourire retranscrit à son arrivée. L'enfer dans toute sa splendeur à observer pour le jeune garçon. Il pensa cependant qu'il était bien mieux de voir un ersatz plutôt que l'originale, cette dernière se situant juste derrière lui, il n'était pas question de se retourner. Ses yeux se tuaient à scruter la lune et il faisait tout pour rendre tout ce qui était derrière lui inexistant du moins jusqu'à ce qu'il en soit lassé... Il portait une telle attention au ciel, qu'il n'entendit même pas une parcelle de bruit, aussi sibyllin pouvait-il être, rien ne frotta son audition.
Ce n'est que lorsqu'elle engagea la conversation que son omission se dissipa, tellement brutalement qu'il eut un léger moment de sursaut. A cet instant, il fut forcé de se retourner, sachant qu'il se faisait presque crier dessus et parce qu'il connaissait tout de même un minimum des bonnes manières. Il l'examina, faisant paraître un visage étonné couronné par une bouche entrouverte.


C'était si long et soudain qu'il ne parvint pas à tout retenir et à adresser une quelconque réponse directement. Tout le long, il n'osa lui couper la parole et resta fossilisé devant elle, sans tirer l'infime son de sa bouche, dans un état de choc total. Si Ein l'avait mise mal à l'aise par sa manière de faire, dès leurs rencontre, les rôles se retrouvaient parfaitement inversés. Ou, il avait simplement été contaminé. Son état était un fort handicap pour aligner une phrase, il restait d'aplomb; et avant de reprendre sa sérénité, la regarda, les pensées sidérées, hausser les épaules et s'extirper un peu plus loin, avec insouciance... Provoquant un délicat sentiment d'humiliation, mais sans grande conséquence, Ein décida de lui répondre ou de lui parler, en tout cas, de sa position, sans la rejoindre vers le muret. Sans hausser la voix, puisqu'il ne trouvait pas cela nécessaire au vu de la distance qui les séparait, il prit la parole :

"Ouais, j'suis insociable et acariâtre avec les gens comme toi. Et j'pense que tu peux trouver ça logique, je vais pas te féliciter non plus. Que t'aies fait exprès ou pas, je veux pas l'savoir. Je sais juste que je vais être enfermé ici avec toi et surtout à cause de toi. Tu devais bien t'attendre à ce que je réagisse comme ça, de toute façon."

Il bloqua un moment, tirant une mine harassée. Ein ne voulait plus parler davantage, il en avait déjà marre... Il s'étonnait même déjà d'avoir pris la parole et de lui avoir parlée, après ça. Devant ce genre de réactions, Ein en avait généralement que faire et préférer se retirer, comme cela serait sûrement le cas maintenant. Seulement, il ne pourrait pas partir plus qu'à quelques mètres... Ein était enfermé sur un toit. Malgré cela, il pérora, à son goût, une dernière fois et de manière plus rapide.

"Je me barre à l'autre extrémité, j'ai pas envie d'te parler ou de faire quoi que ce soit pour sortir d'ici en ta compagnie. Tu nous as condamnés. Tache de pas v'nir me déranger, ça me mettrait davantage en rogne. Bonne soirée, madame Norie."

L'arrogance était aussi l'un de ses nombreux défauts et il en avait plus ou moins fait preuve, à cet instant. En dégageant un léger soupir laconique, le jeune garçon n'attendit pas plus que cela et s'éloigna un maximum de Norie, là où il pourrait trouver la paix, à sa manière. Il n'éprouvait aucune satisfaction par rapport à ce qu'il avait dit, mais toujours la même animosité d'être enfermé ici en compagnie de la fautive. Une nuit... A se demander comment il comptait supporter cela. Sommeillait à la belle étoile n'était pas un de ses points forts, Ein avait déjà l'intention de ne pas fermer l'oeil et d'attendre que le temps passe. Autant dire qu'il passerait l'une des nuits les plus longues de son existence; et s'il persistait dans cette optique, il serait sévèrement puni le lendemain lorsqu'un surveillant viendrait le chercher. La seule chose qui pourrait peut-être le plaire résidait dans le fait qu'il ne serait pas seul à subir une punition. Assis, attendant que le l'heure défile, il portait de nouveau son regard vers la lune, ou aucune vision chimérique venait le troubler, comme s'il l'avait totalement oubliée...
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Norie Tôsawa
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MessageSujet: Re: En une belle nuit... [PV Norie Tôsawa.]   Mer 7 Mai - 22:45

La nuit était paisible. D’habitude, cela aurait du donner un sentiment de calme immense à notre jeune fille. Cependant, elle ne pouvait ignorer l’individu derrière elle. Elle regretta même de ne pas avoir son violon avec elle. Quitte à être punie, autant le faire maintenant en jouant. Mais elle ferma les yeux et essaya d’effacer cette présence, pour pouvoir jouir entièrement de ce ciel étoilé. Durant un moment, elle en oublia même qu’elle était enfermée sur le toit par sa faute avec un inconnu qui la détestait.

Mais ce fut éphémère. Le jeune reprit la parole. Norie ouvrit les yeux, et l’écouta parler, sans pour autant se retourner. Elle espérait juste avoir la paix en venant ici. Qui aurait pu penser qu’un être comme le jeune homme assis à quelques mètres d’elle avait aspiré à la même chose qu’elle.
Un léger sourire s’éclaira sur son visage lorsqu’il lui dit qu’il était insociable. Comme si elle n’avait pas déjà constaté cela ! Au moins, il en avait conscience. C’était une bonne chose. Ce qu’il dit ensuite laissa la pensionnaire indifférente. Elle aurait voulu lui dire quelque chose, mais cela n’aurait fait qu’envenimer les choses. Elle ravala donc ses paroles, bien qu’elles ne soient pas méchantes.

Après avoir fini sa tirade, Norie haussa les épaules. Elle ne pouvait dire si le jeune s’était tourné vers elle. Mais elle espérait bien qu’il l’avait vu.

Elle entendit un froissement de vêtements derrière elle et en déduit que le jeune s’était levé. Durant une fraction de seconde, elle pensa qu’il allait venir vers elle pour la frapper. Cependant, il décida se retirer loin d’elle, accompagnant ses faits par des paroles. Elle respira puis se mit à réfléchir, les yeux rivés sur les étoiles. Ce jeune ne voulait pas lui adresser la parole. Bien ! Elle avait compris ça. Mais elle avait toujours aimé avoir le dernier mot. Et même si son désir premier n’était pas de reparler au jeune homme, elle décida d’aller le voir pour s’expliquer. Le tout sur un ton très calme, bien entendu. Elle n’avait pas l’intention de se faire détruire par un garçon de son âge. Elle voulait juste avoir le dernier mot.

Norie se retourna et vit le jeune homme à l’opposé du toit, le plus loin d’elle possible. Elle sourit pour elle-même. Décidemment, cet élève était un véritable phénomène. Et de toute évidence, il ne savait pas sur qui il venait de tomber. Beaucoup aurait pu laisser la nuit passer sans dire un mot. Mais ce n’était pas son cas.

Elle se releva en soupirant, puis s’approcha du jeune en marchant lentement. La vue de son dos la fit parler d’un air éloquent qu’elle aimait beaucoup.


« Il est vrai mon cher, que vous êtes un être bien acariâtre. Que j’ai pu être stupide en pensant que ce mot ne pouvait qualifier que les personnes âgées. Cependant, je vous trouve vraiment injuste envers moi-même. Vous me jugez sur un seul fait, et ça y est, je suis l’être le plus abject qu’il puisse exister. Dieu que vous êtes fermé d’esprit ! »

Elle se rassit non loin de lui et fixa son dos avant de continuer.

« Ne me croyez pas plus stupide que je le suis, je sais pertinemment que vous ne voulez pas me parler. Mais il faut prendre en compte l’avis des autres lorsque l’on est bien élevé. Et, étant donné que vous ne me semblez point dénué de cela, laissez-moi vous faire part de mon ressentiment. Sachez, mon très cher, que je refuse de perdre une bataille seulement parce que vous m’avez effrayée aux premiers abords. Je suis de ce genre de personne qui préfère entamer une conversation calme afin de régler les différends, plutôt que de vous ignorez totalement. De plus, je pense que nous allons passer du temps ici. Vous me semblez bien incapable de rejoindre les doux bras de Morphée aussi énervé. Je veux donc tenter de vous calmer. Je n’ai rien contre vous. Ce qui est le contraire de vos sentiments pour moi au moment même où je parle, j’en ai bien conscience.»

Elle quitta des yeux le jeune homme pour s’allonger.
Elle respira lentement pour se calmer. Elle ne pouvait anticiper la réaction du jeune nerveux assis à quelques mètres d’elle. La jeune fille savait très bien qu’elle aurait du rester silencieuse et éloignée de lui. Mais parfois, l’instinct vainc la réflexion, et l’on agit sans penser aux conséquences.
Une chose était sûre : ce qu’elle venait de dire n’allait pas plaire du tout au garçon. Et celui-ci allait certainement encore plus la détester, si cela était possible.
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Ein
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MessageSujet: Re: En une belle nuit... [PV Norie Tôsawa.]   Lun 12 Mai - 10:30

Après s'être extirpé à une autre extrémité, où il conjecturait subsister indéfectiblement disjoint des prémices de son émoi effervescent, le garçon s'était obtempéré à s'agencer sur la glèbe et ceci même si elle était inopérante à peaufiner une commodité immuable. Affermi, il obliqua ses oeillades vers la voûte céleste nimbée de luminescences nébuleuses et d'une circonférence lunaire, une allégresse visuelle affable à rasséréner mollement l'animosité qui arpentait la plénitude de sa quiddité. Âpre à ne principalement être contrarié davantage, ses jambes étaient détirées vers l'avant tandis que ses mains étaient chacune nivelées en télescopage avec le dallage postérieur de son séant, dans le dessein d'un confort plus évasé. Ne décryptant la moindre mansuétude à réitérer une colloque virulente en collationnant de frivoles palabres, Ein ne vaticinait nullement une émergence aussi impromptue, lui qui était indéfectible sur l'expectative de ne plus jamais ouïr cette voix, errait intégralement au coeur de sa réminiscence. Nonobstant, il fut dans l'aptitude de humer son itinéraire, malgré la veulerie de son cheminement, il put être octroyé de l'érudition de sa présence verso à sa somatique.

En dépit de ce fâcheux avènement humé, il n'eut la pérennité nécessaire d'altérer son agencement avant ses vocables; une fois sa locution engendrée, il altéra exclusivement l'ordonnance de son faciès, le ployant indollement vers la gauche exhibant son audition... et éclipsant totalement sa physionomie harassée, auréolée d'une dentition pressurée et de deux yeux résolus à s'extirper de leurs faciès. Assurément, Ein n'ambitionnait de l'entendre une nouvelle fois à l'oeuvre tandis que sa persévérance à sonder encore son visage siégeait au sein d'une défaillance indissoluble. Néanmoins, il se conforma à la concevoir, lui léguant la munificence de ne pas l'endiguer dans sa vivacité bien hétérogène en collationnement à son antécédente verve. Le vouvoiement, spécifiquement dans cette occurrence, résidait au coeur d'une impéritie à la procuration de ne pouvoir l'éluder pour lui octroyer une exaspération davantage dressée. Chose irréfutable, elle lui abrogeait ses deux oreilles, sa nomenclature était d'une nervosité irrémédiable au même titre qu'une émission de tonalité acérée, Ein trouvait cela excessivement pernicieux pour lui.

Le temps de cessation qu'elle dénota pour s'installer non loin et mieux perpétuer, ne fut visiblement décent pour le jouvenceau, éreinté immédiatement d'une cursive voracité d'homicide. Présentement, quidam ne s'était extériorisé comme cela et sa souvenance n'était assez abondante pour se remémorer d'un analogue irritation. Cette fille était un vertueux geyser d'acrimonie, c'était indubitable. Un prodigieux phénomène irréductible quant à l'optique de t'avilir la raison, une sorte de vandalisme symbolisée sous une masse capillaire, comme on en scrutait jamais. Avant d'entreprendre quoi que ce soit, il subodora l'amène aquilon attrayant à la palpation du visage qui fustigea précautionneusement sa toison blêmie. Chose faite, diligemment il se disposa d'aplomb, se désistant de son statut affermi sur le sol, l'acuité d'une véhémence fielleuse maîtresse, griffonnée sur sa figure, pourtant que peu discernable sous cette obscurité d'ébène. Subséquemment, nonchalamment, Ein se porta vers la fille, allongée à un espacement que peu significatif, son tempérament étant par moments sempiternel à l'idée de rétorquer constamment lorsqu'il était horripilé.


"Engeance inepte, ma frivole intellection est d'une compacité et puritanisme telle qu'elle subjugue mon idiosyncrasie. Qu'elle prospère à t'allouer une perception ébaubie ne séjourne pas au sein de mon absconse neurasthénie. En outre, j'en ai que dalle à foutre de ce que tu peux penser ou de tes avis, tu comprends ? Je t'anathématise à un point démentiel, t'es l'olibrius le plus corniaud, la calembredaine matérialisée. Je brigue ton étiolement perpétuel, mais ce n'est -et fâcheusement- qu'un futile songe. Présentement, ma suprême appétence et de délibérer avec toi, étant déjà asservi à subsister quelques temps avec ta stupide carcasse ! Tu veux me calmer ? D'accord, immerge-toi du haut de la cime de ce toit, si c'est inextricable... Et bien casse-toi loin de moi et me parle pas et ça ira mieux. Je vais m'ôter un peu plus loin, si tu reviens et me reparle c'est moi qui te jetterai du toit."

L'exclusive chose certaine était le fait qu'il ait intégralement délaissé ce dont disposé son coeur, tout en pavanant une éloquence très détonnée, susceptible de haler l'appréhension de quiconque. Antérieurement, elle fut déjà inquiétée par les us de fermentation du jeune garçon, qu'est-ce que cette longiligne rétorsion engendrerait-elle donc... Ein s'en brocardait silencieusement, tandis qu'il s'était déjà extirpé à un autre angle du toit, le plus écarté de celui où résidait immédiatement Norie, le monstre. D'une manière équipollente, il s'était agencé une nouvelle fois avant qu'il ne soit dérangé, c'est-à-dire des jambes étendues nimbées par l'appui de ses deux mains pour mieux s'ankyloser et scruter l'éden sibyllin et inabordable. L'oyait si excédé était excessivement inaccoutumé, à esquisser la réflexion dubitative d'un envisageable et irréfléchi trépas procréé. Mais assurément, Ein n'était pas pourvu d'un tempérament irraisonné ou encore aliéné, sa dernière réplique était indubitablement à dessein vindicatif et apeurant, en parti pour aborder une nuit pondérée à sa manière, au sein d'un toit où la vénusté était entièrement dépourvue.
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En une belle nuit... [PV Norie Tôsawa.]
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