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 ~¤Sadness & Sorrow¤~ [Pv Jas']

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Dark Ezeckiel
~¤Professeur de Musique¤~
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MessageSujet: ~¤Sadness & Sorrow¤~ [Pv Jas']   Lun 18 Fév - 20:01

Tic, tac... Lentement, il écoute les secondes s'égrener une à une en leur sempiternel bruit monotone. Son regard bleu océan se pose paresseusement sur l'horloge décorant sobrement le mur de sa chambre. Le regard encore trop embué par son sommeil dans lequel il se complaisait paresseusement, il se détourne du cadran pour fixer le réveil posé sur sa table de chevet, aux côtés de divers ouvrages, recueils et mangas posés nonchalamment les uns sur les autres. Ses yeux vitreux errent jusqu'aux lettre brillant d'un rouge vif sur le fond noir de l'écran rectangulaire et il déchiffre un à un les numéros affichés, finissant enfin par parvenir à lire l'heure après un faible acharnement. 13h42. Tiens, il s'est réveillé plus tôt que les autres jours, aujourd'hui. D'un geste maladroit, il laisse ses doigts fins plonger dans sa chevelure couleur d'encre et ôter de son regard azuré les longues mèches sombres gênant sa vue. Il se redresse lentement, encore à demi plongé dans ses songes éphémères. Se recoiffant machinalement de la main, il laisse échapper un baillement sonore avant de faire craquer machinalement son cou fin.

Il s'étire lentement, sortant de son sommeil bien trop prolongé, et laisse ses yeux errer dans la pièce aux décorations peu nombreuses tandis qu'il extrait finalement ses jambes fines du confort de sa couchette à regrets, l'absence de fatigue ressenti en lui lui indiquant qu'il était inutile de tenter de retourner au pays des songes. Et merde... L'ennui étant encore pire que de devoir sortir, il lui fallait dès lors choisir le moindre maux. Ainsi, pas d'autre choix pour lui que d'aller à l'extérieur. Il aurait dû mieux répartir son temps de sommeil, même s'il n'était guère raisonnable de chaque jour se lever au crépuscule simplement pour éviter d'avoir à se mêler aux autres. Il ne savait pourquoi, mais depuis quelques temps, la vie en communauté était devenue l'une des choses qui le poussaient à éviter à tout prix de s'en approcher. De ce fait, il n'avait d'autre choix que de passer la majorité de son temps dans son sommeil. Ainsi, ni ennui, ni de contact avec l'extérieur. Mais cette fois-ci, il allait y être forcé. Fait chier.

Il se lève d'un pas lourd et plisse lentement les yeux alors qu'il s'approche de la fenêtre et en ouvre les rideaux d'un geste encore peu assuré, écartant le tissu carmin pour se forcer à affronter la lumière du jour. Un grognement sourd lui échappe alors que la luminosité et la chaleur du soleil l'agressent de plein fouet, lui brûlant la peau et les yeux malgré ses paupières closes. Le jour est décidément toujours aussi nocif pour un nocturne de son acabit. Alors qu'il lève le bras pour ouvrir la fenêtre afin de s'aider d'une brise légère pour s'éveiller, un soubresaut agite son corps frêle au torse dénudé. Une violente douleur vient vriller son estomac grondant et la pièce se met à tourner autours de lui, tandis qu'un profond vertige s'empare de son esprit. Une brutale nausée grimpe en lui alors que sa vision se brouille et que son équilibre vole en éclat. Sa main fermée en poing sous la douleur ressentie traverse la vitre en un violent fracas tandis qu'il tombe en avant, se rattrapant de justesse au mur de sa main libre avant de s'effondrer totalement. Un mal être profond s'empare de lui tandis que sa crise s'apaise lentement et il se laisse choir lourdement sur son matelas, haletant.

Il effleure doucement son abdomen du bout des doigts, ses ongles heurtant le blue jean qui constitue son seul habit en dehors du sous-vêtement qu'il dissimule. Il coupe sa respiration un instant le temps qu'elle s'apaise et ferme les yeux pour reprendre son calme, essuyant du dos de la main la sueur perlant légèrement sur son front et se dessinant faiblement sur sa peau pâle et satinée. Il sent le noeud à l'estomac qui venait de le déstabiliser se détendre doucement alors qu'un grondement caverneux résonne dans la pièce, issu de la faim qui ronge son organisme. Pourtant, il ne ressent pas le besoin de se sustenter. Depuis quand ne s'était-il pas nourri?... Après tout, il s'en moque. Il n'en était pas à sa première crise du genre. Il se lève une nouvelle fois, observant sa main meurtrie par les éclats de verre précipitamment retirée de la vitre qu'elle avait traversée. En une expression de souffranc, il arraché d'un geste rude mais précis les morceaux de verre aiguisés plantés dans sa peau blanche, laissant le sang goutter légèrement sur le plancher. S'emparant d'un rouleau de bandage placé dans le tiroir entrouvert de sa commode, il en entoure ses plaies et le cisaille d'un coup de dent brusque, nouant le tout d'une épingle. Il observe le bandage d'un air ailleurs, perdu dans ses pensées. Quelques contusions de plus, ce n'était pas grand chose.

Il se tourne vers le miroir servant de porte coulissante à sa garde robe et observe d'un oeil morne le terne reflet de lui-même qui apparait devant lui, sans guère se soucier outre-mesure de son aspect et de l'opinion des autres quand à ce qu'ils pensaient de lui en le voyant pour la première fois. Grand et mince, sa silhouette longiligne restait tout de même dotée d'une musculature relativement développée assez agréable, bien dessinée. Il était toutefois évident que le sport ne faisait guère partie de ses préoccupations premières. Malgré cela, sa forme physique demeurait suffisante pour lui permettre d'accomplir bon nombre de choses que quiconque aurait du mal à faire. Mais c'était là une chose secondaire, son visage l'intéressant plus que son état physique, légèrement affaibli par sa malnutrition récente. Son teint pâle et blâfard n'avait guère changé malgré son état de santé assez fragile, c'était là l'avantage du sang asiatique coulant dans ses veines. Cependant, les cernes se dessinaient légèrement sous ses yeux malgré son sommeil plus qu'important. Mais cela, il s'en fichait. Son visage n'était pas amaigri, même si ses yeux étaient légèrement ternis en raison de l'absence totale d'une certaine lueur.

Ce que l'on nomme étincelle de vie n'habitait plus son regard depuis maintenant plusieurs jours... Ou plusieurs semaines, peut-être? Il avait du mal à se placer dans le temps, depuis qu'il se trouvait pris dans ce rythme de vie insolite. Sans plus s'attarder sur son apparence, il se saisit d'un cintre dans son armoire entrouverte et en ôta un long sweat-shirt d'un blanc immaculé, aux manches légèrement trop longues pour lui dissimulant la moitié de ses mains fines. Soupirant, il prit la direction de la sortie de sa chambre, passant une dernière fois la main dans ses cheveux pour caler quelques mèches de jais derrière son oreille en un geste anodin. Le besoin de solitude qu'il ressentait cachait en réalité un grand besoin d'attention, c'était là quelque chose que n'importe quel psychiatre aurait pû déceler sans trop de mal s'il s'était entretenu avec le jeune homme. Malheureusement, Dark n'était pas disposé à consulter, et encore aurait-il fallu le décider à s'exprimer si par miracle c'eut été le cas. Ainsi, il s'enfonçait plus avant encore dans les ténèbres... L'auto-destruction n'était plus très loin...

Oui, il se sentait seul, même s'il ne le savait pas. Oui, il avait besoin de quelqu'un, même s'il ne le savait pas. Oui, il se sentait mal dans sa peau, même s'il n'en avait pas totalement conscience. Oui, ses sentiments étaient scellés en lui comme une chose lointaine qu'il avait oubliée, et qui demeurerait enfouie en lui tant que personne ne serait parvenu à briser le masque d'inexpressivité qu'il portait sur le visage comme une croix douloureuse à supporter. Avant qu'il n'ait eu le temps de réaliser qu'il descendait machinalement jusqu'au hall et sortait enfin du pensionnat après d'innombrables jours passés enfermé dans sa chambre, il sentit le vent frais de l'extérieur lui cingler le visage avec force, comme s'il avait accumulé toute sa force pour lui lorsqu'il sortirait enfin l'affronter. Dark n'en tint guère compte et referma la porte derrière lui, ne tardant pas à enfouir les mains dans ses poches pour les abriter du froid mordant qui régnait en maître sur le climat hivernal des lieux. Il prend automatiquement la direction de la plage, ignorant le contact de la plante de ses pieds avec le bitume.

Bien vite, il parvint à la plage malgré le peu de souci qu'il ait eu de sa destination. Il fallait croire qu'il cherchait à se rapprocher quelque peu de l'endroit d'où il venait en se dirigeant vers la plage sur laquelle il était arrivé avant d'intégrer les lieux. Son île natale ne lui manquait pas. Le pensionnat ne lui manquerait pas non plus s'il décidait de le quitter à son tour, d'ailleurs, tout du moins était-ce là son opinion. Il n'avait pas de point d'attache, pas d'endroit où aller. Aucune destination précise ni d'endroit ou rentrer, juste ses pieds pour marcher. Pieds qui, à l'instant, se posèrent sur le sable tiède de la plage tandis que les dunes se portaient à la vue de l'adolescent alors que sa silhouette avançait vers la mer bleue qui venait se coucher sur la plage par vaguelettes, en une mélodie naturelle somme toute assez agréable. Ne se défaisant pas de son mutisme, il en vint à s'approcher au point que l'eau de mer effleure lentement la peau de ses orteils nus tandis qu'il fermait les yeux, la brise marine emplissant son odorat et agitant ses cheveux couleur corbeau au gré du vent facétieux.

Sans qu'il ne sache pourquoi, il sentit une tristesse incommensurable écraser son âme de tout son poids, comme un fardeau longtemps scellé qui se serait vu libéré en ces lieux. Des larmes se mirent à couler le long de ses joues dans le plus grand silence, s'éclatant dans le sable sans le moindre bruit. Un frémissement de peine parcourut tout son être en un froid glacial courant le long de son corps affaibli tandis qu'il scrutait la ligne d'horizon d'un regard mélancolique, un soupir attristé s'échappant de ses lèvres fines. Il entend alors une mélodie s'élevant dans le ciel encore bleu, chantonnée d'une voix féminine assombrie par le poids d'une peine aussi profonde et insondable que celle qui l'emplissait, lui-même. Du coin de l'oeil, il laissa son regard azuré observer la silhouette proche d'une demoiselle semblant dans un état proche du sien. Tout du moins était-ce là ce qu'il parvenait à ressentir à travers les sentiments qu'inspiraient son chant laconique. Sa voix cristalline, malgré la peine qu'elle recelait, parvenait à apaiser l'âme brisée de Dark. Son corps prit machinalement la direction de la demoiselle, se dirigeant vers elle d'un pas lent alors que son chant s'achevait. Comme si le silence retombé ne convenait plus à l'adolescent, il entama à son tour une mélodie qu'il avait tant et tant entendue, comme une complainte jointe à celle de la jeune fille qui se tenait non loin...

Oreta awai tsubasa, kimi wa sukoshi, aosugiru sora ni tsukareta dake sa...

Mou dareka no tame janakute, jibun no tame ni waratte ii yo...


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