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 De retour à la maison...[libre]

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Sly Arctica
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MessageSujet: De retour à la maison...[libre]   Mer 25 Juin - 0:04

Il posa tendrement la main sur le bois chaud du large battant et le poussa, doucement, il se souvenait de l’atroce son que produisait cette porte lorsqu’on la brusquait un peu trop et ne voulait surtout pas d’une arrivée remarquée. Franchissant d’un pas l’espace qui le séparait du pensionnat, il fut frappé par la chaleur qui y régnait. Cette chaleur, loin d’être irritante, était plutôt réconfortante, comme si la bâtisse se souvenait de cet élève discret qui l’avait quitté depuis plusieurs semaines, comme si elle voulait le protéger du monde extérieur, cet univers inhospitalier dont le vent mordait la chair et la pluie glaçait les os. Le pensionnat lui souhaitait la bienvenue, Sly ne s’était pas sentit aussi bien depuis longtemps, trop longtemps, il lui tardait de regagner sa chambre, en espérant qu’elle ne fut pas attribuée à un autre pensionnaire durant son absence. Le chemin pour y aller, il le connaissait pas cœur, il l’aurait facilement trouver les yeux clos, mais avant, il voulait déambuler dans les couloirs au hasard de ses sensations, errer dans son foyer enfin retrouvé quelques heures pour que l’air qui y circule s’introduise dans les moindres parcelles de son corps tremblant encore du froid de l’extérieur. Ayant décidé d’une première destination, il débuta son périple à travers les corridors parcourus de dizaines de pensionnaires bruyants ou discrets, riant ou pleurant, courant ou marchant….

Ses premiers pas le menèrent non loin de la cafétéria, l’heure s’y prêtant à merveille, de nombreuses personnes dégustaient dans une cacophonie euphorique les mets préparés avec soin par les personnels de cuisines. Les senteurs de grillades l’attiraient irrémédiablement vers la rampe de distribution des plats et le jeune homme dû faire preuve d’une volonté exceptionnelle pour ne pas succomber à l’appel de son estomac gargouillant. Les bruits et les odeurs s’évaporèrent au fur et à mesure que Sly s’éloignait du restaurant scolaire et son pèlerinage le mena bientôt aux abords d’une pièce de laquelle s’échappaient des bruits sourds de notes de musique et de dialogues mélo-dramatiques. L’adolescent stoppa sa marche un instant et dirigea son regard vers le hublot qui ornait la porte de la salle en question. Il y voyait une scène composée de planches noires supportant le poids d’un couple de pensionnaires, feuilles en main, joutant verbalement en suivant la trame d’une histoire de leur invention. Au bas de la scène siégeait un jeune homme dont les doigts virtuoses frappaient en rythmes les touches d’un piano à queue qui, selon les souvenirs de Sly, n’était pas à cet endroit il y a quelques semaines de cela. Il sourit devant le spectacle de ce jeune musicien et tapota avec affection l’étuis de sa toute nouvelle guitare qui reposait dans son dos.

La redécouverte du premier étage du pensionnat pris à Sly plusieurs dizaines de minutes pendant lesquelles il erra sans d’objectifs précis à travers les couloirs éclairés, à observer les scènes se déroulant dans les diverses pièces communes. Il aperçut de ce fait une multitude de couples d’adolescents qui, se tenant amoureusement par la main, conversait joyeusement de ce qui avait fait leur journée. Certains même ne se gênait pas pour s’embrasser passionnément à la vue de tous leur camarade pouffant et s’interpellant à la vue de ce spectacle pour le moins primaire. Ses jambes protestant contre ce mauvais traitement, Sly entrepris de trouver un endroit pour se reposer sans pour autant s’endormir, car il ne voulait pas se coucher tôt le jour de son retour, préférant observer encore la vie trépignante de cet endroit si cher à son cœur et, qui sait, peut être croiserait-il une connaissance avec qui il pourrait échanger quelques mots, il lui tardait de raconter tout ce qui lui était arrivé depuis son départ précipité. Après quelques minutes supplémentaires de marche, il toucha enfin au but. Ses doigts saisirent la poignée métallique et il fit pivoter le battant vers l’intérieur. Quelques regards se tournèrent vers lui mais ils n’étaient que purs réflexes et Sly doutait que la moindre personne ayant détourné la tête à son arrivée dans la pièce ait réellement vu son visage. Il s’assit paresseusement dans un sofa abîmé, sortit son instrument de son étuis et en sortit un premier son en effleurant une de ses cordes. L’activité était telle dans la petite pièce que nulle ne prêterait attention à une mélodie jouée par une guitare. Pourtant, Sly aperçut très rapidement une paire de jambe, posée en face de lui et attendant sûrement une certaine attention de sa part. Intéressé, il leva les yeux.
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Dark Ezeckiel
~¤Professeur de Musique¤~
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MessageSujet: Re: De retour à la maison...[libre]   Sam 28 Juin - 19:12

Le soleil, au dehors, s'était dressé en maître de la voûte céleste en se plaçant à son point culminant, dominant le monde, le ciel et la terre de sa nitescence aveuglante depuis la position affirmant sa suprématie. L'astre de jour explosait de milles éclats étincelants, étendant son jour à la bienfaisante lumière; celle-ci, à la fois puissante, omniprésente et facétieuse filtrait gaiement au-travers des imposantes vitres qui parsemaient le pensionnat de toutes parts, éclairant allègrement chaque parcelle des bâtiments de celui-ci, quelquefois perçant de manière feutrée au-delà d'un rideau quelconque. Tant était-il qu'entre la doucereuse chaleur des rayons, l'envoûtante torpeur du climat estival et le manque d'occupation naissant de l'absence de cours puisqu'étant en pleines vacances, il allait sans dire que c'était avec la plus grande application que toutes et tous se laissaient aller à l'activité à laquelle la nature les incitait; la sieste au soleil. Dark, quand à lui, n'avait d'autre occupation que de lire quelques-uns des mangas dont il avait fait récemment l'acquisition. Sa situation avait dans le fond quelque chose de cocasse de par sa position. Le simple fait qu'il prenne place dans un hamac installé au beau milieu de sa chambre avait déjà quelque chose d'incongru, il est vrai; mais il fallait encore ajouter à cela le fait que sa jambe droite pende sur le côté de l'installation, tandis que ses lectures du matin reposaient en une pile anarchique sur une armoire à côté de lui. Pour parachever tout cela, il était bon de noter la présence d'une cannette de Cherry Coke se dressant sur son ventre tel un fier monument inébranlable, qui, malgré tout, se verrait choîr au premier faux mouvement de celui qui supportait le récipient d'acier cylindrique. D'un point de vue vestimentaire, entre la chemise noire à manches courtes qu'il conservait ouverte et le pantacourt en jean visiblement taillé de manière artisanale dans un pantalon classique, il adoptait une tenue que l'on pouvait pour le moins qualifier de décontractée et somme toute assez sommaire; il s'y sentait toutefois parfaitement à l'aise, n'était-ce pas le plus important?

La cerise sur le gâteau était très certainement la paire de pantoufles qu'il portait; celles-ci, en effet, étaient des pantoufles dont la partie prépondérante adoptait la forme d'un faciès de lapin dessiné de manière fort caricaturale, le must du must étant assurément les oreilles de tissu que chacune des deux chausses arborait fièrement. Pas un mot, pas un bruit; cela faisait des heures qu'il était plongé dans le plus grand silence, lequel n'était brisé que par le son feutré qu'il produisait en tournant les pages où l'ingurgitation de la boisson que contenait sa cannette. Bien qu'ayant la cigarette au coin des lèvres, il n'eut pas d'hésitation à s'emparer une fois de plus de son Cherry Coke pour avaler ce qu'il restait dans le contenant d'une rapide traite. Un léger voile de fumée errait dans l'atmosphère de la pièce à la manière d'un quelconque spectre hantant les lieux. Un long bâillement plaintif d'ennui s'éleva, brisant l'assourdissant silence qui pesait dans la pièce. Le jeune homme pose promptement la canette en un bruyant choc métallique aux côtés de la pile de bouquin s'élevant non loin de sa tête, au sommet du meuble précédemment cité. Se passant la main dans les cheveux, il laisse échapper un court et léger soupir, les yeux mi-clos, sa prunelle d'émeraude fixant discrètement les pales du ventilateur ornant le plafond de son antre. Il s'étire peu à peu et se penche sur le côté, laissant sa jambe pendante toucher le sol en un bruit mat, bien vite rejointe par sa consoeur dans un geste leste et maladroit dû à la torpeur à laquelle s'arrache à peine le jeune professeur. Ecrasant avec désinvolture sa cigarette dans le cendrier laissé sur le coin de sa commode, il en dégaine d'ores et déjà une nouvelle du paquet qu'il vient d'arracher à sa poche-revolver, et la loge au coin de ses lèvres avant de l'allumer du briquet comportant l'inscription "Trapnest" sur son plat avant d'ouvrir à la volée la porte de la chambre qu'il avait récupérée, s'emparant de l'étui de sa guitare renfermant ledit précieux instrument, n'accordant qu'un dernier regard au médaillon ornant sa porte et en indiquant le numéro; 666. Un demi-sourire aux lèvres, il s'engage dans les couloirs d'un pas traînant et solitaire, personne ne demeurant à l'intérieur à cette heure. La fumée de sa clope déjà se répand dans son sillage, se liant à celle qui avait eu le temps de s'échapper partiellement de sa chambre avant qu'il n'en referme l'entrée.

Déambulant dans le pensionnat, il laissait les aléas du hasard guider ses pas quand à sa destination, retenant d'une main l'épaisse sangle de cuir ceignant son épaule et chargeant son instrument soigneusement rangé sur son dos. Il connaissait par coeur chaque recoin des lieux, aussi pouvait-il bien se permettre d'errer sans prendre garde à sa destination, capable de retrouver son chemin de n'importe où. Cependant, alors qu'il descendait les escaliers quatre à quatre, la symphonie d'une guitare, sonorité millésimée reconnaissable entre mille, attira son attention. Suivant le fil des notes enchaînées avec un rythme et une maîtrise presque parfaits, il finit par pousser la porte du salon commun, la retenant quelque peu; il se souvenait encore des déplaisants grincements que ses gonds produisaient lorsqu'on l'ouvrait de manière trop brusque. Ses pas lents le menèrent face à celui qui se revendiquait musicien par ce qu'il était en train de composer, le regard perçant du professeur se posant sur lui.


Tu te débrouilles, toi... ¤~ siffla-t-il, un fin sourire fendant ses lèvres, la fumée flottant dans son sillage.

[ Post en carton, désolé. ]
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