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 Dis ? Tu voudras bien me faire un chateau de sable ?

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Jasdrian
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MessageSujet: Dis ? Tu voudras bien me faire un chateau de sable ?   Mer 18 Juin - 0:12


Une étreinte ? Non ... Il ne pouvait pas lui faire cela maintenant. Elle allait perdre pieds, tomber par terre de nouveau et se laisser emporter par des rêveries qu'elle ne pourrait surement pas supporter. Pas encore ... Et pourtant, une partie d'elle lui crie de rester contre le jeune professeur. Avait il besoin de cet apport de tendresse constant ? Ou était ce juste un jeu pour lui ? Malgrè le fait qu'elle ne puisse point répondre, elle resta dans ses bras un court instant, et posa ses doigts fin dans le dos du jeune homme. Elle n'osait même pas le serrer, peur de le faire disparaitre ou de se réveiller de ce rêve étrange où son manque d'affection à elle était de plus en plus comblé. Pourtant, elle savait très bien qu'il ne fallait pas qu'elle s'attache à lui ... Mais cela allez surement être plus dur qu'elle ne le pensait.

Comme un flash, une lumière étrange en face d'elle. C'est bizarre, il y a quelques secondes, elle avait eu l'impression d'être dans les bras d'un homme. Et maintenant, plus rien. Elle est seule, une sorte de peinture blanche tout autour d'elle et cette étrange odeur qui embaume cette pièce. Jasdrian ferme les yeux : pourquoi fait elle encore ce genre d'absence après tout ce temps ? Habituellement, il y avait toujours cet autre elle, cette fille qui lui ressemble comme sa jumelle mais qui a une attitude si déplaisante. Mais cette fois encore elle avait du prendre sa place. Parce qu'elle a toujours eu ce coté noir en elle depuis l'accident et qu'elle ne s'en débarassera jamais tout à fait. Parfois, elle prend sa place et l'empéche de faire ce qu'elle veut. D'un coté, c'est pour cela qu'elle ne veut pas trop se rapprocher des gens : la peur de leur faire du mal alors que ce n'est même pas elle qui agit ... enfin si ... mais si différemment. L'autre allait elle faire du mal au professeur ? Ce genre de pathologie n'allait elle pas le faire fuire ? Mademoiselle Kruger n'arrive même pas à suivre l'histoire cette fois si, elle ne sait pas ce qu'Elle va lui faire subir ... Et pourtant, il ne se passa rien ...

Jasdrian revient à elle, toujours dans ses bras. Cela faisait il longtemps qu'elle y était sans s'en rendre compte ? Elle se recule un peu et le regarde : cet air d'enfant sage est encore sur son visage. Il semblait être comme elle l'avait laissé. Avait Elle fait quelque chose ? Apparemment non, et si l'homme n'avait rien alors c'était le principal. Elle se retira de ses bras en douceur, ne voulant ni le véxer, ni le blesser par sa retraite intempestive, et se dirigea vers la porte de la chambre qui n'était même pas refermée. Regardant l'homme comme à demi déconcerté, elle fit marche arrière, lui attrapa la main et l'entraina avec elle dehors. La marche fut assez silencieuse ... la jeune femme n'osait rien demandr de ce qu'elle avait pu faire ou pas ... Cette situation la gène beaucoup trop ...

Cependant, elle avait laissé sa main dans celle du jeune homme et cela la détendait un peu. Jasdrian n'osait pas le regarder, elle gardait son regard droit sur l'horizon ou alors observait le paysage alentour. Ils traversèrent le parc tout d'abord, sa main serrant la sienne un peu plus fort parce qu'elle n'aimait pas vraiment cette nuit sombre sous les arbres : la lune n'était pas pleine. Elle le vait la tête de temps en temps en espérant voir les étoiles mais à chaque fois son envie fut veine. Dès qu'elle entendait un bruit non commun, elle se collait de plus en plus au garçon qui devait bien se demander ce qu'elle avait. Pourtant, tout était si simple... Depuis le viol qu'elle avait subi à ses 13 ans, la jeune fille avait peur de certaines chose comme le noir trop soudain. Elle avait pourtant cachée cette peur en étant agressive envers tous ceux qu'elle connaissait. Mais cette dernière attitude avait passé au fil des années. Elle considérait qu'à l'âge qu'elle avait, elle n'avait plus besoin de faire ce genre de bétise pour se couper du monde. A présent, elle restait calme par rapport aux autres mais cette peur était revenue encore plus forte.

Le vent soufflant dans les arbres la faisait trésaillir, et, s'engouffrant petit à petit dans sa robe fine, lui donnait des frissons. Elle préféra fermer les yeux en se collant tout contre lui cette fois ci. Etant donné qu'elle était à sa droite, elle passa son bras drois autour des hanches du professeur, sa main gauche se resserrant sur sa poitrine à elle pour essayer que les battements de son coeur se calment. Sa tête se pose sur le bas de l'épaule de Monsieur Ezeckiel alors que ses pieds, nus, se posent sur des graviers dont elle ne fait même pas attention. Elle ne veut pas écouter toutes ses choses qui bougent, elle ne veut pas voir ce qui l'entoure de peur que quelque chose ne tombe d'un seul coup du ciel. C'est au même moment qu'elle sent une masse sur sa tête, tomber soudainement et s'accrochant bien à ses cheveux. Un cri de stupeur sort de sa bouche alors qu'elle ouvre les yeux et se décolle du professeur. Ses doigts se posent tout de suite sur le poids plume sur sa tête et elle apporte devant son visage un petit écureuil qu'elle connait si familièrement. Regardant le petit animal d'un air furieux et ne faisant pas attention à Dark, elle prononce d'un air sévère :

-Si tu me refais une peur comme ça Hime, je te fais cuire !

La lachant, Hime remonta tout de suite sur son épaule et s'enroula un peu autour de son cou avant de piquer un somme. Alors, se retournant vers le jeune homme, elle s'excusa doucement en baissant la tête mais ne chercha pas à lui expliquer ce qui lui fait peur, ne voulant pas vraiment reparler de son viol encore une fois. Elle n'ose pas se remettre dans ses bras mais prend de nouveau sa main dans la sienne, avec un sourire presque enfantin. De toute façon, le voyage était bientot finit vu que la jeune bibliothécaire appercevait déjà la mer à quelques pas d'eux. Le lachant rapidement, elle se mit à courir sans faire attention à Hime qui s'accrochait fermement à son épaule, sauta par dessus le petit mur qui séparait la plage du chemin et continua sa route dans le sable. Avec cette expression enfantine, elle se retourna en observant l'homme avec un grand sourire, les mains derrière le dos.


-Alors ? Vous venez ?!

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Dark Ezeckiel
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MessageSujet: Re: Dis ? Tu voudras bien me faire un chateau de sable ?   Mer 18 Juin - 6:46

Il n'avait pas réellement réfléchi au moment d'effectuer ce geste, de l'entourer de ses bras, de la serrer contre son torse avec cette douceur qui ne lui était pas familière. Il était en effet étranger au fait d'exprimer une telle délicatesse, lui qui d'habitude s'avérait plutôt balourd de par son comportement. Il n'y pouvait pas grand chose... C'était dans sa nature d'être ainsi, c'était son enfance qui l'avait taillé de la sorte, ciselant dans son esprit chaque parcelle de son actuel caractère au fil des années. C'était ce passé tragédique qui avait fait de lui ce qu'il était à ce jour, ce grand dadais encore enfantin dans son attitude qui semblait perpétuellement mitigé entre l'adulte et l'adolescent tant sa manière d'être était un assemblage des deux. Son visage juvénile s'accordait à merveille à cet état de fait et l'exprimait tacitement, c'était indéniable. Il savait qu'elle en serait choquée, perturbée, mais qu'au final, cela lui adoucirait peut-être les songes tumultueux qui régnaient en maître de l'agitation au coeur de son esprit. Les yeux clos, il n'entendait plus que la cadence déchaînée de leurs deux coeurs qui semblaient battre à tout rompre, témoins de la frénésie qu'éveillait en eux cette curieuse sensation qu'ils ne parvenaient à définir clairement, ou plutôt qu'ils n'ôsaient se risquer à nommer; les causes de ce fait étaient certes différentes pour tous deux, mais ce n'était pas pour autant que ce qu'ils en éprouvaient respectivement été différent. Mais bref, tant était-il qu'il demeurait immobile en cet instant figé où son organisme semblait s'être arrêté tant il paraîssait statufié sur place. Seule elle pouvait constater le fait qu'il soit encore de ce monde par la chaleur doucereuse qui émanait de son être. Quand à lui, il profitait de celle de la demoiselle qu'il tenait au creux de ses bras, ne pouvant se permettre de rouvrir les yeux de peur que cet instant ne s'échappe. Combien de fois ce genre de rêve, de chimère n'avait pas accablé ses songes en lui offrant un désarroi sans bornes aussitôt que l'éveil venait le sortir de ces illusions?

Il frémit en sentant les doigts de la jeune femme se poser lentement dans son dos avec une infinie précaution, comme si elle craignait de le briser. Il avait certes démontré la possibilité d'être fragile par cette crise qu'il n'avait pû retenir, mais était-ce une raison que pour craindre de le faire voler en éclats de la sorte? Il n'en savait trop rien, et à vrai dire il s'en moquait; ce n'était qu'un détail de plus qui pouvait le faire craquer pour elle que cette prévenance exagérée à outrance. Malgré tout, l'appréhension demeurait présente dans un recoin de son esprit, lui murmurant avec compassion qu'il ne pouvait pas se laisser aller à cela. Pourquoi, comment? Il savait qu'il n'était pas fait pour être heureux, il était de ces personnes qui se noient dans le désarroi et la laconie pour le restant de leurs jours. C'était cette appartenance à laquelle il s'était affilié qui l'empêchait ne fût-ce que d'élaborer la possibilité d'un avenir radieux, de trouver l'amour... La contradiction qu'y opposaient ces sentiments qu'il sentait éclore en lui provoquait cette confusion brumeuse qui le rongeait en cet instant précis, assouvissant ses pensées sous son voile d'hésitation et de sceptiscisme. L'entrelac que créait ce duel provoquait d'incalculables chocs consécutifs qui le perturbaient de la sorte, et qui n'auraient de cesse que lorsqu'il aurait vu clair quand à la voie à suivre. Mais pour l'heure, la perdition de son esprit se poursuivait peu à peu entre ces deux voies opposées.

Soudain, la peinture que semblait être devenue cette scène à force d'immobilisme s'agita et se mit en branle; elle remua légèrement, demandant à quitter ses bras sans l'exprimer oralement, uniquement par le mouvement de son corps. Il obtempéra aussitôt, ne désirant aucunement la retenir contre son gré. Après tout, même s'il ne s'était pas accordé le temps de réfléchir avant d'avoir ce geste, il était tout de même assuré qu'il ne paraîtrait pas déplacé et qu'il pouvait se le permettre par le fait que la jeune femme semble également retenir quelques sentiments à son égard, qu'elle non plus ne parvenait pas et ne voulais pas exprimer, pour des raisons certainement divergentes mais tout aussi acceptables. Aussi fût-ce avec une rapidité fulgurante qu'il la libéra de son étreinte, la laissant se reculer d'un pas et le dévisager. Il la toisa un instant de son regard d'émeraude nitescent, un regard bienveillant, empli de tendresse à l'encontre de la demoiselle. Ostensiblement remuée par ce contact inattendu, elle alla d'un pas incertain jusqu'à l'encadrement de la porte avant de revenir sur ses pas pour l'entraîner avec elle, les pans de sa magnifique robe flottant au rythme de ses pas rapides.

Il se cala sur la cadence relativement poussée de la marche de la belle du mieux qu'il le pût, bien forcé de s'y adapter pour ne pas tomber; c'était cela ou lâcher sa main, ce qu'il n'aurait fait pour rien au monde. Aussi dût-il s'accomoder de cette vitesse de croisière qui se calma bien vite, devenant tout aussi paisible que le silence qui régnait entre les deux jeunes gens. Ni l'un ni l'autre n'osait déserrer les dents; la situation les plaçait tous les deux en équilibre fragile et les prenait au dépourvu. Ils étaient tout deux en proie à un embarras certain, et cela les empêchait d'exprimer la moindre parole, aussi anodine soit-elle; ainsi, leur marche se déroula sous le coup d'un calme absolu. Ils traversèrent la forêt côte à côte, les doigts de la demoiselle toujours étroitement resserrés sur les siens et inversément. Le soleil filtrait avec douceur au travers du feuillage dense qui les surplombait de sa hauteur. Le vent soufflait, chaud et paisible. Il se surprit cependant à se demander quelle mouche piquait sa compagne, interloqué par le fait qu'elle se blottisse un peu plus contre lui au moindre bruit ou frémissement venant perturber la tranquillité absolue qui régnait. Il était surpris de cette attitude de la part de cette demoiselle qui, même face à l'hésitation que leur situation précédente provoquait en elle, parvenait à garder contenance, semblait ici être prise d'une appréhension à la moindre petite chose.

Il ne lui demanda cependant pas pourquoi elle en venait à se comporter de la sorte, bien qu'il fût aisé de deviner à sa manière de se nicher contre lui qu'il y avait anguille sous roche dans cette réaction; elle en viendrait bien à lui en parler d'elle-même si elle le souhaitait, pas la peine de risquer de la braquer en l'interrogeant sur le sujet. Elle était déjà en proie à bien trop de choses occupant son esprit pour le moment que pour y ajouter cela, que ce soit anodin ou non -il n'en savait strictement rien et ne pouvait le deviner-. Il sentit le bras de la jeune femme passer autours de sa taille à mesure qu'elle se serrait de plus en plus contre lui; elle qui semblait vouloir se montrer distante pour garder son calme tout à l'heure, elle créait un paradoxe par ce geste équivoque, mais il n'en fit pas cas et se contenta de la laisser faire, n'ayant pas de mal à échafauder qu'elle n'agissait pas ainsi sans raison. Elle semblait chercher à calmer les battements de son corps qu'il devinait agités par le bras qu'elle plaçait au-devant de sa poitrine. Curieux agissements, décidément...

La tête sur son épaule, elle progressait à ses côtés sur les gravillons qui constituaient l'essentiel du sentier qu'ils empruntaient, marchant de manière machinale; ils auraient pû le faire les yeux fermés, c'était un lieu dont la route était imprégnée dans leurs mémoires, à l'un comme à l'autre. Il assista avec une certaine curiosité toutefois mêlée de légères nuances de surprise et de consternation à la scène agitée qui opposa la jeune femme à l'animal qui semblait être son familier, et qui lui avait vraisemblablement causé une frayeur d'importance. Tandis que l'animal se logeait dans son cou, elle pivota vers lui et baissa la tête en s'excusant. Sifflant un murmure rapide lui signifiant qu'elle n'avait pas à lui dire cela, il lui prit à nouveau la main, comme en un réflexe qu'il ne pouvait stopper. Elle ne sembla pas s'en attrister, bien au contraire; il lut dans ses yeux qu'elle l'aurait fait si il ne l'avait pas précédée. C'est sans un mot de plus qu'ils parvinrent jusqu'au sable doré bordant l'étendue océanique, la douce chaleur des dunes échauffées par les rayons solaires parvenant jusqu'à eux en cette heure qui s'annonçait proche du crépuscule; néanmoins, le soleil flamboyait encore fièrement dans la voûte céleste. L'entendant l'interpeller, il répliqua sur le ton propre aux réprimandes que l'on adresse aux enfants, qui d'ailleurs s'accordait très bien à l'amusante attitude qu'adoptait la jeune femme depuis leur arrivée.


~Arrête de me vouvoyer... Ca me gêne.~

Il se passa la main sur la nuque pour accompagner ce geste, repoussant quelques mèches aux couleurs chatoyantes pour effleurer un stigmate qui tranchait par sa couleur sur la peau d'albâtre du jeune homme. Une cicatrice dûe à une menue bataille de rue menée il y a quelques semaines de cela. Ce genre de petit dommage, il y en avait nombre sur l'étendue totale de son épiderme. Comment réagirait-elle en les voyant? D'une part, par le fait qu'il cumule les blessures et d'autre, par extension, qu'il soit coutumier des combats de rues auxquels il avait dû s'habituer de par le quartier malfamé où il vivait autrefois? Il n'en savait trop rien et le redoutait un peu, aussi se contenta-t-il d'ôter son sweat-shirt noir pour découvrir un débardeur qui l'était tout autant, jetant le vêtement dans le sable sans plus de considération. Il avait cette fois non pas repris la main de la demoiselle mais la tenait désormais par les hanches; il se défit de ses chaussures et chaussettes de sa main libre en un temps record et frémit lentement lorsque la plante de ses pieds foula la chaleur inconsistante qui imprégnait le sable ambré... Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait plus vu la mer. Son regard se perdit dans le lointain, parcourant vaguement l'étendue de saphir avant d'aller s'égarer sur la ligne d'horizon qu'il scrutait inlassablement, ne se défaisant pas pour autant de la proximité qu'il avait établie avec la jeune femme. Elle semblait s'adoucir peu à peu à mesure qu'ils soient si proches, physiquement comme moralement; peut-être bien qu'elle parviendrait à trouver la sortie du labyrinthe de sa confusion avant lui et pourrait la lui montrer...
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Jasdrian
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MessageSujet: Re: Dis ? Tu voudras bien me faire un chateau de sable ?   Ven 27 Juin - 23:51




La voix du professeur la fit rire de plus belle. Il venait de lui demander de ne plus le vouvoyer car ça le génait, mais ce léger ton de reproche qu'il avait pu faire sentir rappelait à la jeune femme toutes les fois où elle avait pu se faire engueuler par son père quand elle était jeune. Il est vrai que son père ne la fachait que très rarement et, quand il le faisait, le ton de sa vois était plus celui d'un reproche mal formé qu'autre chose. Par contre, sa mère n'avait été que peu aimable et de toute façon, Jasdrian pensait qu'elle ne l'aimait pas. Après tout c'était elle qui l'avait envoyée ici, elle qui la prenait pour folle parce que la jeune fille avait osé poser son arme à feu sur la tampe de celui qui l'avait violée. Mais à présent, elle était tellement heureuse d'être ici malgrè le fait que son père lui manque affreusement. Personne n'était venu la voir pendant les vacances. Souvent, les élèves repartaient chez eux pendant quelques jours mais elle, malgrè qu'elle attende devant la grille, personne ne venait la voir. Cela lui manquait, elle devait l'avouer, et elle se sentait souvent seule ici...

Dans ses pensées, la jeune fille ne remarqua pas tout de suite qu'il avait enlevé sa chemise, ses chaussures, et qu'il avait passé son bras autour de sa taille. Mais lorsqu'il bougea légèrement ses doigts contre le tissu de la robe de la jeune fille, cette dernière ne put s'empécher de frémir doucement. Et ce léger frisson la fit sortir peu à peu de ses rêveries de petite fille. Elle se demanda si elle aussi devait passer son bras dans le creux du dos du professeur. Mais après tout, si lui le faisait, pourquoi pas elle ?! Son bras se souleva doucement, frolant le haut des jambes de Dark, évitant ses fesses et se posèrent avec légèreté sur ses hanches, les entourant délicatement. Elle avait un peu peur de sa réaction tout de même ... Cependant, lorsqu'elle releva les yeux pour regarder l'horizon, elle se calla un peu plus contre lui et posa même sa tête sur son épaule une nouvelle fois. Comment cela se faisait il qu'elle se relache ainsi ? Alors, elle repense à quelques paroles :

¤*¤ Mon coeur est tout à moi, mon corps n'est pas soumis. ¤*¤

Etait ce le cas au moment présent ? Elle savait qu'elle avait donné une grande partie de son coeur à l'homme qu'elle avait précédemment connu et fréquenté mais quel est le cas pour son corps ? Elle a l'impression que depuis qu'il lui est malencontreusement tombé dessus, elle ne se controle plus. C'est étrange, et sans forcément penser à l'envie, elle se blottit toujours contre lui, inlassablement. Jasdrian a l'impression que son corps a besoin de toute cette tendresse, cette affection qu'elle n'a peut être pas reçue lorsqu'elle était enfant ... C'est surement un gros manque que personne n'arrivera vraiment à combler. Et malgrè le fait qu'elle fasse ce qu'elle peut pour essayer de combattre ce manque, elle sent qu'elle n'y arrivera jamais, et de ce fait, elle sera toujours un peu malheureuse ... Y arriverait elle un jour ? Pour le moment, en plein dans ses pensées, elle ne pense même plus à l'homme qui est contre elle.

-Dark ? Qu'est ce que les hommes me trouvent ?


Elle ne se retourne pas vers lui, reste collée à son corps en le serrant un peu plus fort. Pourquoi cette question soudaine ? Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle disait parfois mais il fallait que ça sorte d'une manière ou d'une autre. Soudainement, elle le lacha et se laissa tomber dans le sable. Allongée, elle ferma les yeux et, sentant le sable sous ses doigts, commença à jouer avec. La jeune femme prit des gross poignée de sable qu'elle refaisait glisser entre ses doigts. Le jeu la faisait rire et elle en avait déjà presque oublié la question qu'elle venait de poser au professeur. Mais au fait : de quel matière était il le professeur ? Il fallait quand même qu'elle lui demande un jour ou l'autre et elle trouvait que le moment était idéal ... allez savoir pourquoi !

-Dis ? Tu es professeur de quoi ?


Se relevant rapidement, elle s'assit en tailleur dans le sable malgrè la présence de sa robe. D'ailleurs, celle ci la génant pour s'assoir de la façon qu'elle voulait, elle la releva sur ses cuisses, un tout petit peu plus haut que ses genoux. En attendant les réponses aux questions qu'elle venait de poser, elle se mit à commencer un chateau de sable comme si elle avait juste 4 ans. Se mettant à genoux, sa robe toujours relevée, elle écarta longuement ses bras et les ramena vers le milieu pour commencer une petite colline. Le résultat lui plut alors elle refit le même geste plusieurs fois de suite avant d'avoir une petite montagne en face d'elle. La Jasdrian de bientot 20 ans était revenue en enfance grâce à une étendue de sable fin et une nuit étoilée. Tapotant les grins sous ses doigts fins, elle commença à faire des petits tunnels traversant la montagne en son milieu. Mais elle releva la tête vers lui d'un seul coup, comme si elle sortait de sa léthargie de gamine et regarda le professeur avec toujours ce petit sourire sur les lèvres. Son regard l'implorant presque de l'excuser d'être encore une enfant, elle ajouta en reprenant des yeux rieurs :

-Dis ? Tu voudras bien me faire un chateau de sable ?!

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MessageSujet: Re: Dis ? Tu voudras bien me faire un chateau de sable ?   Mar 1 Juil - 14:07

Il ne savait absolument pas pourquoi il avait adopté ce ton à la fois tendre et plein de reproche en lui adressant cette légère remontrance quand au vouvoiement, mais il était certain qu'il avait réussi à se faire sourire lui-même par l'intonation qu'avait prise sa voix. Il leva la tête, regardant les cieux azur où lévitaient paresseusement d'épais et cotonneux nimbus immaculés. Un ciel clair et dégagé sur lequel le soleil étendait sa suprêmatie en bon monarque céleste, rayonnant de mille feux tandis que sa douce chaleur réchauffait les coeurs et les peaux. Un élan de nostalgie éprit le coeur et les pensées du jeune professeur, qui s'égara un instant dans quelques bribes de souvenirs remontant au temps jadis, à la période d'autrefois ou il était un élève ici, lui aussi. Ah, comme tout cela était loin... Et pourtant, il n'avait pas tant changé, dans le fond. Il était sensé être un adulte, mais il avait gardé son âme d'enfant. Un peu plus grand de corps mais égal d'esprit; il était vrai qu'il était bien trop candide que pour pouvoir se montrer réellement mature et responsable en toutes circonstances comme tout un chacun. Mais n'était-ce pas ce qui faisait son originalité... Ainsi que son charme? Aux côtés de la jeune femme, il se demandait si elle aussi avait été pensionnaire ici autrefois; la coincidence aurait été amusante à constater, même si dans le fond ce ne serait jamais qu'une chose de plus pour les rapprocher parmis tant d'autres. Faisant mine de rien, il ne pût s'empêcher de parcourir furtivement la silhouette de la jeune femme de son unique oeil valide; son regard n'avait toutefois plus loin de celui, lubrique, qu'il lui avait adressé tout à l'heure. Non, il n'était cette fois coupable que d'observer l'admirable tracé de ses formes dessinées avec soin, de son visage si délicat, de sa perfection, en somme. À croire qu'elle était la plus belle oeuvre du monde, née des mains du plus grand des artistes célestes.

Il tressaillit légèrement lorsqu'à son tour, elle entoura ses hanches de son bras, ce qui eut pour effet immédiat de lui arracher un sourire bienveillant tandis qu'il plongeait son regard dans le sien, écoutant attentivement la question qu'elle lui adressait bien qu'il soit pour ainsi dire dans la lune. Le contact de la demoiselle entourant sa taille avec soin avant de poser gracieusement la tete sur son épaule, se blottissant contre lui, avait quelque chose de magique qui s'accordait à merveille avec les mille feux féériques que délivraient les dardants rayons solaires du couchant qui les baignaient de leur chaleureuse et doucereuse lueur. La situation était pour le moins particulière, au vu de la rapidité avec laquelle ils s'étaient rapprochés; même avec des affinités, les choses ne vont pas si rapidement, que ce soit en amitié ou en amour; il en avait l'expérience. Ils s'étaient rencontrés à peine quelques heures plus tôt et les voilà déjà en train de promener sur la plage au crépuscule, bras dessus-bras dessous... En amoureux?! Cette pensée fit promptement rougir le visage du jeune homme qui avait amplement perdu de son verbe sous le coup de l'embarras et de la surprise qui ne cessaient de l'assaillir tour à tour depuis tout à l'heure. Lui d'ordinaire si grande gueule, le voilà taciturne et bien peu loquace! Il la sentit se serrer un peu plus contre lui une fois sa question posée, attendant la réponse. S'effleurant le cou du bout des doigts, assez gêné par cette question délicate à laquelle il aurait du mal à répondre du fait de sa gêne. Malgré tout, il se devait de lui apporter une solution à cette interrogation, qu'il entama avec un léger rire intimidé.


~¤ Eh bien... Tu es douce, gentille, intelligente, cultivée, attentionnée, attendrissante... Et ce qui ne gâche en rien, tu es une vraie bom... Beauté! ¤~

Il s'était lui-même pincé en entendant ce que ses lèvres entreprenaient de prononcer en guise de point final, rattrapant de justesse un mot qui aurait pû s'avérer vexant; cependant, sans savoir réellement pourquoi, il croyait pouvoir deviner qu'elle en rirait et qu'elle comprendrait son embarras qui, déjà basiquement, s'avérait assez important, et qui plus est n'était en rien arrangé par la question qui était assez complexe. Il la serra à son tour un peu plus contre lui après cette réplique certes assez simple mais pourtant si sincère. Il laissa sa tête se poser contre la sienne et caressa doucement sa peau par-dessus le tissu qui la couvrait, en un geste uniquement inspiré par la tendresse qu'il éprouvait à son égard. Il ne pût alors que la laisser choîr sur le sable tandis qu'elle se laissait chuter, l'observant avec curiosité alors qu'elle jouait tout simplement avec le sable, ne pouvant que sourire de cette retombée en enfance aussi soudaine qu'inattendue. Décidément, elle n'avait de cesse de l'étonner et de le faire rire et sourire; elle lui redonnait cette bonne humeur qui lui allait si bien avec une facilité déconcertante. Il ne s'en rendait cependant pas compte le moins du monde, et c'était tout aussi bien, sans quoi il aurait été encore plus gêné de la situation dans laquelle il était vis-à-vis d'elle qui, avouons-le, était pour le moins ambigüe. La seconde demande de la jeune femme lui fit hausser un sourcil interrogateur et il lâcha sa réponse d'un air naturel, comme si c'était la chose la plus évidente du monde.

~¤ Musique! ¤~

Il frémit et détourna légèrement la tête, regardant le flot marin coloré par les lueurs crépusculaires tandis qu'elle relevait sa robe, essuyant la goutte de sang qui coulait de son nez, s'efforçant de se calmer comme il le pouvait; bien heureusement, il faisait déjà bien sombre et elle ne pouvait pas discerner nettement sa silhouette, sans quoi il ne répondait plus des conséquences. Levant les yeux au ciel, il lâcha un inaudible soupir, s'efforçant de regarder ailleurs et de penser à autre chose afin de se calmer sans quoi elle finirait bien par s'apercevoir de quelque chose, même si elle n'était pas observatrice; il fallait dire que ce genre de chose était bien visible. Mais qu'est-ce qui lui prenait de s'exciter si facilement? Et même de saigner du nez? Un vrai puceau... Ce qu'il n'était pourtant plus depuis belle lurette, même si le fait d'y penser n'avait pour lui rien de bien réjouissant; heureusement, il ne vint pas à s'en souvenir, bien vite interrompu par la demoiselle tandis qu'il s'efforçait d'adopter une position dans laquelle les risques qu'elle parvienne à voir l'effet produit par le rehaussement de sa robe sur le jeune homme. Son regard d'émeraude scrutait avec distraction le firmament obscur de la nocturne qui éteignait les derniers éclats de l'astre diurne au loin, son homologue des nuits éclairant déjà le ciel de son paisible et frais éclat opalin qui ne manqua pas de faire frissonner légèrement l'énergumène, de par la baisse soudaine de température qu'il éprouvait, le changement étant tout de même plus que sensible. Entendant tout de même la voix de sa douce compagne, même perdu dans ses pensées en regardant ce ciel, il la gratifia d'un éclat de rire et plia les genoux pour s'accroupir à ses côtés, en oubliant totalement pourquoi il se trouvait dans sa pose précédente même si la cause n'en était pas reglée. Restait donc à voir si cet oubli aurait ses conséquences.

~¤ Si tu veux, ¤~ fit-il, le regard lointain, puis se reprenant et posant son regard sur elle, un sourire sybillin aux lèvres ~¤ Mais je veux une récompense, alors! ¤~ poursuivit-il tandis qu'il levait doucement la main et caressait délicatement la joue de Jasdrian, rougissant légèrement avant de caresser les lippes de la jeune femme du bout du pouce, le teint totalement écarlate. Puis, revenant pleinement à lui et sortant de sa torpeur, il chuta dans le sable, s'écroulant avec fort peu d'élégance au milieu des minces dunes alentours. ~¤ Euh... Gomen'. ¤~

Son coeur battait à tout rompre. Il ne percevait plus que ses battements irréguliers et puissants, tout autre son ne lui parvenant plus sous le coup de l'adrénaline. D'où lui était-venu cet aplomb soudain? Il se mordit la lèvre inférieur, lui-même choqué par ce qu'il venait de faire. L'appréhension le dévorait peu à peu, angoisse prenant possession de lui comme un mal subtil se distillant dans ses veines. Comment allait-elle réagir? Non, mais quel con! Comment avait-il pû faire ça?! Mine de rien, il passa à son tour les mains dans le sable encore chaud, tandis que la culpabilité venait peser lourdement sur ses épaules qui, aussi musclées soient-elles, laissaient le poids de ce fardeau l'accabler de manière oppressante. Bien qu'une fois de plus perdu dans ses pensées après cette audace qui provoquait en lui un regret des plus pesant, il entreprit de forger de ses mains dans le sable la forme d'un édifice; un château de sable, faisant inconsciemment ce qu'elle lui avait demandé. Bien vite de la forme grossière apparurent une tour, deux tours, le jeune homme travaillant à une vitesse folle, coupé du monde extérieur par le son de ses battements cardiaques qui lui emplissait les oreilles, l'assourdissant, et son subconscient l'empêchant de se tourner vers elle, trop craintif de sa réaction. La peur était de mise...
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MessageSujet: Re: Dis ? Tu voudras bien me faire un chateau de sable ?   Jeu 10 Juil - 19:01


La réponse à sa question la génait un peu trop. Et en plus, ce n'était pas vrai. Comment pouvait il dire des choses pareils alors qu'il ne la connaissait même pas. Tout les adjectifs dont il venait de la qualifier trottaient dans sa tête et elle les repassait tous pour se démontrer le contraire à elle même. Douce ? Il ne l'avait pas connu du temps où elle aurait été capable de tuer n'importe quelle personne sans avoir une once de remords. D'ailleurs, elle n'était pas plus gentille depuis et cela rendait impossible son deuxième adjectif. Elle avait tué bon nombre de personne, même si à présent elle ne préférait même pas en reparler. Mais elle aimait cela : le sang autour d'elle, cette odeur de chair... Elle serait presque devenue cannibale et c'est d'ailleurs à ce moment là que l'autre avait fait surface. Cette autre elle qui se trouvait dans sa tête, qui prenait place parfois dans sa vie pour lui faire faire n'importe quoi, et la rendre plus ridicule qu'elle ne l'était sans elle. Pourtant avant, elle l'aimait bien car elle lui tenait compagnie. Ce temps était révolue ... Intelligente et cultivée ?! Elle qui n'avait presque jamais assisté à un cours de sa vie d'adolescente... Pour ce qui est d'attentionnée et attendrissante, elle ne rajouterait rien. En tout est pour tout : elle n'était pas d'accord avec ce qu'il avait dit ... et quand le mot '''Beauté''' sortit de la bouche du professeur elle ne put s'empécher de pouffer de rire comme une gamine. Elle apprit après s'être laissé tomber sur le sable qu'il était prof de musique. Elle lui demanderait surement plus tard de lui jouer d'un instrument, ou encore de chanter. Bizarrement, elle ne le voyait pas faire des vocalises : mais il ne faut pas se fier aux apparences !

C'est alors que lorsqu'elle lui demanda s'il voulait bien lui faire un chateau de sable, qu'il se pencha doucement vers elle, lui demanda une récompense et commença à froler sa joue puis ses lèvres. Mais que fait il donc ? Il commence à faire peur à la jeune femme par ce comportement. Elle n'a pas l'habitude qu'on lui fasse des demandes si directe... Mais cela ne dura que peu de temps : rouge comme une tomate, il sursauta et tomba les fesses dans le sable. Jasdrian ne put s'empécher de rire à cette maladresse mais, à quattres pattes, se rapprocha de lui pour voir si tout aller pour le mieux. Elle ne parla pas, et le laissa se relever doucement. Il se mit à faire le chateau qu'elle lui avait demandé. La jeune femme s'assit juste à coté, toujours en tailleurs et l'observait faire avec une rapidité affolante. Comment faisait il pour allait si vite ? Encore une fois cela lui faisait presque peur : il semblait totalement dans son monde, apparemment, il ne la voyait même plus. Elle attendit sagement qu'il finit et contempla le chateau qui était féérique contrairement à celui qu'elle avait fait. S'asseyant plus près de lui, elle détourna la tête du chateau pour l'observer lui.

-Tu sais, il est magnifique ... Merci ...


Pensant soudain à ce qu'il avait demandé avant de tomber dans le sable, elle se remit à quattres pattes devant lui. Son corps se rapprocha du sien avec une douceur incomparable et, le forçant à se coucher dans le sable, elle approcha son visage du sien. A présent totalement par dessus lui, elle laisse le poids de son corps se poser déliquatement sur cette carrure allongée dans le sable. Jasdrian avance son visage près du sien et, avec le rouge comme couleur de fard à joue, posa ses lèvres sur celles de Dark. Le provoquant un peu, elle utilisa sa langue comme bon lui semblait. Se retirant peu à peu, elle lui fit une léchouille sur le nez avant de reculer et de se relever. Espérant que la récompense lui plaise, elle lui sourit à pleine bouche et regarda un peu plus loin sur la plage. Elle remarqua une barrière rocheuse à l'autre bout de l'étendue de sable. Se tournant de nouveau vers lui, elle lui tendit la main pour le relever.

-Allez ! On va marcher là bas ?


Le relevant avec vivacité, elle ne prit pas la peine de l'attendre et courut jusqu'à la barrière à quelques mètres de leurs chateaux. Toujours nues pieds, elle commença à escalader les roches, posant ses mains de temps en temps pour ne pas tomber. Les coreaux lui tailladaient les pieds mais elle n'y faisait pas vraiment attention, même si elle commençait à saigner un petit peu. Maintenant dans son monde, elle commence à enlever ses mains, essaye de tenir en équilibre le plus longtemps possible, et marche doucement vers la mer. La barrière avance dans l'immensité bleue, et elle a presque l'impression de marcher sur l'eau. Elle ne sent plus vraiment ses pieds et peut être heureusement. D'ailleurs, elle ne fait plus vraiment attention au monde autour. Le garçon, le sable, elle même peut être. Elle ne veut que continuer à marcher vers la fin de la barrière rocheuse. De temps en temps, elle observe les vagues se briser contre les rochers et rien que le fait de regarder vers le bas lui fait tourner la tête. Mademoiselle Kruger se sent libre, même si cette liberté est assez étrange...

Soudain, elle perd pieds, glisse et tombe la tête la première sur les rochers. Malgrè tout, elle ne ferme pas encore les yeux. Sonnée, elle attend qu'il vienne la rejoindre, étendue sur des roches aiguisées qui sentent le poisson et le sel. Et, lorsqu'elle apperçoit son visage, elle ne fait que sourire. Levant doucement la main vers lui, elle la pose sur sa joue et avec le peu de force qu'il lui reste, elle murmure :

-Et si ... Tu me chantais ... quelque chose ? ...


Ses yeux se ferment, son visage garde le sourire. Elle n'aurait jamais penser tomber si bêtement, et tomber dans un semi coma si facilement ... Elle ne pense même pas à la mort car elle n'a pas vraiment peur. Il est avec elle. Elle, n'entend plus rien. C'est un peu comme dormir pour le moment. Elle pense encore à tout pour le moment, mais sent qu'elle oublie petit à petit. Que c'est il passé avant qu'elle n'arrive au pensionnat ? Que fait elle sur cette plage ? Qui est il ? Et elle, qui est elle vraiment ? ...

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MessageSujet: Re: Dis ? Tu voudras bien me faire un chateau de sable ?   Dim 13 Juil - 5:15

Il n'osait plus se retourner vers elle, pas même quand il l'entendit rire suite à la presque déclaration qu'il avait offerte en répondant à la question qu'elle lui avait posée. L'embarras qui le tenaillait après qu'il ait eu cette audace mal placée ne lui permettait plus de la regarder en face; les conséquences en seraient désastreuses. Il n'entendait plus rien d'autre que son propre coeur dont les battements étaient rendus démesurés par l'adrénaline qui avait éveillé cette frénésie en lui. Sa voix s'étranglait dans sa gorge et le mal-être brûlait son corps et son âme tant il regrettait ses paroles bien trop stupides; il s'était laissé dominer par son instinct. C'était certes une chose dont il était coutumier, mais pas dans des circonstances pareilles. Il était vrai également qu'il n'était pas réellement habitué à éprouver de tels sentiments, qui ne l'avaient d'ailleurs plus épris avec une telle innocence, une telle sincerité et une telle pureté depuis de longues années. Aussi, l'indélicatesse dont il venait de faire preuve, indiquant immanquablement quelques suppositions faciles à faire sur son trouble passé, n'était pas des plus agréables, certainement aussi bien pour lui que pour les personnes qui devaient subir un pareil comportement. Celui-ci était bien involontaire, mais malheureusement, il était ancré dans l'être-même de Dark... Ce qui aboutissait à une telle situation, qui était pour le moins compliquée à affronter, à expliquer. Il ne parvenait qui plus est pas à exprimer le moindre mot; autant dire dès lors que la regarder en face n'était même plus dans le champs des possibilités envisageables pour le moment. Il craignait sa réaction et la manière dont elle allait le prendre, effaré par sa propre attitude. Trop confus pour réfléchir correctement, il se focalisait sur l'édifice de sable qu'il entreprenait de bâtir avec une rapidité et une dexterité fascinantes tant la manière dont il opérait était remarquable. Vif, précis et malin dans sa construction tant il était évident qu'il prenait le plus grand soin à prémunir le château contre une éventuelle fragilité, il était évident qu'il était plus que méticuleux, ce qui était admirable malgré la futilité de la chose. Parvenant au terme de sa construction, il ne pipa toujours mot, accablé par le regard qu'il devinait posé sur lui malgré les longues mèches écarlates qui l'empêchaient de discerner le visage de la jeune femme depuis son actuelle position. Il frémit violemment en entendant la voix de la bibliothécaire; il s'y était attendu, mais malgré tout, même s'il n'eut pas sû dire pourquoi, le choc était grand.

Je...amorça-t-il sans grande conviction.

Il ne savait pas ce qu'il allait répliquer à cette félicitation inopinée qui ne faisait qu'accentuer son embarras, mais il avait pourtant jugé inconsciemment nécéssaire d'y répondre, comme poussé par une pulsion incontrôlable. Il n'eut bien heureusement pas à réfléchir à la suite, la demoiselle le faisant choîr dans le sable avant de se jucher sur lui, le surplombant, le dominant, à quatre pattes au-dessus de lui qui se trouvait pris au piège. Forcé de rester face à elle, il finit par croiser son regard, encore en proie au désappointement qui lui embrouillait la cervelle avec soin depuis de longues et interminables instants. Malgré tout, tout l'embarras qui pesait sur lui d'un poids incommensurable s'estompa en quelques instants lorsqu'il se retrouva sous le joug de cette position inattendue mais néanmoins plaisante. Un tremblement léger et tempéré secoua son être quand elle s'allongea sur lui. Il ne s'attendait pas à sentir le contact de son corps contre le sien, à sentir cette chaleur, cette douceur. Cette proximité le gênait, et l'écarlate qui colorait ses joues l'appuyait. Malgré tout, la réalité sembla un instant s'altérer et disparaître alentours alors qu'elle posait ses lèvres sur les siennes.

Il avait l'impression que plus rien n'était, que plus rien n'existait. Qu'il n'y avait plus qu'eux, silhouettes au milieu du néant figées dans un baiser des plus tendres. Il ne pût que fermer les yeux alors que leurs lèvres se joignaient, profitant de ce contact. Il n'aurait osé l'espérer, bien qu'il en ait fait la demande précédemment; quoi qu'il en soit, il ne pouvait que le prolonger autant qu'il en était capable, savourant l'instant avec une dévotion toute particulière. Le temps semblait avoir suspendu son vol afin qu'ils puissent se délecter l'un comme l'autre de ce moment d'allégresse absolue. Il sentit la langue de la jeune femme venir chercher la sienne, passant entre ses lèvres furtivement pour venir le taquiner. Il répondit à cette provocation en la mêlant à la sienne dans un délicat ballet, profitant jusqu'à manquer d'air de ce jeu qui ne pouvait leur être reproché. Il délaissa ce moment bien innocent mais ô combien doucereux et enivrant à regret lorsque le souffle commença à lui manquer et qu'elle se recula lentement, le gratifiant d'un coup de langue sur le bout du nez, facétieuse.

Il esquissa un tendre sourire qui répondait à merveille à celui de la demoiselle, la gratifiant en guise de supplément d'un regard bienveillant. Il se redressa bien vite pour lui faciliter la tâche lorsqu'elle voulut le relever, elle-même se remettant promptement sur pieds et ne tardant pas à se diriger d'un pas vif et aérien vers les rochers escarpés qui ornementaient le récifs, modulant sa forme de manière quelque peu dangereuse. Un mauvais pressentiment venait de s'allumer en lui tel la flamme qui naît dans un recoin invisible de la demeure avant de dévorer lentement celle-ci. Le coeur battant encore plus qu'auparavant si tant est qu'il s'agisse là d'une possibilité, il s'empressa de bondir sur ses pieds et se précipita à ses côtés, le sang lui battant les temps. Et elle avançait inéxorablement, semblant faire abstraction du monde, ne regardant pas la voie sur laquelle ses pas la mènent... Et puis la chute. Bruit de déchirement de tissu, de chocs, et puis le silence revint.

Il avait bondi en même temps qu'elle était précipitée vers les roches effilées, perdant l'équilibre et par la même occasion toute chance théorique de s'en sortir sans le moindre dommage. Restait à voir si, statistiquement parlant, ceci était encore valable si l'on prenait en compte l'intervention dans cette chute d'un autre protagoniste. En l'occurence, celui qui s'était jeté sous elle pour amortir sa chute et pour lui servir de bouclier contre toutes ces lames qu'elle aurait immanquablement subi sans lui. Elle était sauve, ou tout du moins le lui paraîssait-elle, mais la chute avait été rude. Lui, en revanche, n'était pas réellement dans son plus bel état. Les lames de pierre lui lacèrent la chair, la perforent, traversant ses habits avec une aisance ahurissante pour blesser grièvement son enveloppe charnelle de part en part. Il sent la chaleur et l'odeur du sang qui constelle ses habits et ensanglante son torse dans sa totalité tant il coule à flots. La douleur est intense, mais il a vu pire, bien pire.

Elle est dans ses bras, mais impossible pour lui de statuer sur son état depuis sa position; lentement, il la pose sur une roche quelque peu moins aiguisée que les autres afin qu'elle soit en sécurité et se redresse tant bien que mal. Rapidement, il tremble tandis que la brûlure inhérente aux dommages que son corps porte du fait de cette chute le lancine. Le sang laisse ses gouttes exploser sur la pierre tandis que son propriétaire caresse la joue de la jeune femme à qui il servit de bouclier. Son corps est endolori, faible et à bout de forces. Mais elle semble assez sonnée elle aussi, et c'est amplement suffisant que pour qu'il s'inquiète et s'occupe d'elle en priorité. Il la dévisage, croise son regard qui semblait n'attendre que lui; pourtant, la lueur qui l'éclaire est différente, comme étrangère. Que se passe-t-il? Des larmes de peur et de soûlagement s'entremêlent tandis qu'il la dévisage. Qu'est-ce qui lui arrive? Pourquoi cette mine? Secoué par cette agitation soudaine, il obéit, malgré qu'il ait la gorge nouée... Il prend doucement sa main dans la sienne, et la guide jusqu'à sa joue à lui où il l'abandonne. Lentement, il chantonne...


Cultivate your hunger before you idealize
Motivate your anger to make them all realize
Climbing the mountain, never coming down
Break into the contents, never falling down

My knee is still shaking, like I was twelve
Sneaking out of the classroom, by the back door
A man railed at me twice though, but I didn't care
Waiting is wasting for people like me

Don't try to live so wise
Don't cry 'cause you're so right
Don't dry with fakes or fears
'Cause you will hate yourself in the end...
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MessageSujet: Re: Dis ? Tu voudras bien me faire un chateau de sable ?   Sam 2 Aoû - 16:37


Le sommeil était une chose assez étrange devait elle avouer. Elle ne sait plus vraiment où elle se trouve à présent mais c'est assez confortable : c'est plutot chaud et doux à la fois. Le sable ? Non, les particules de ce derniers sont trop agressives pour que cela soit le cas. Cela ressemble plus à ... du velour. Comment pouvait elle ressentir du velour alors qu'elle se trouvait auparavant sur la plage ?! A oui ... la plage ... Mais y avait elle vraiment été ? Elle ne savait plus vraiment. Est ce que c'était un rêve ? Mais ce n'était pas la question qu'il fallait se poser pour le moment : ou était elle, et qu'est ce qu'elle y faisait. C'était plutot ça qu'elle devait se demander !

Elle entend une voix un peu plus loin mais lorsqu'elle essaye d'ouvrir les yeux c'est comme s'ils étaient sellés avec du ciment. Comment cela pouvait être si difficile d'ouvrir les yeux ? Elle teste de nouveau mais y renonce juste après. C'est impossible, invraisemblable ... et pourtant ... Soudain, elle repense à cette voix, qui est donc cette personne ? Etait elle loin d'elle en ce moment ? La voix n'était plus qu'un murmure encore plus lointain. Elle n'arrivait pas à la reconnaitre. Etait ce lui ? Celui qu'elle avait aimé plus que tout et pour qui elle aurait été capable d'abandonner sa vie ? Celui qui lui avait tout donné et tout reprit l'instant d'après ? Celui à cause de qui elle portait un vrai culte à l'odeur ennivrante des fleurs de cerisiers ? Celui qu'elle avait aimé ... et qu'elle aimerait toujours quoi qu'il arrive ? Non ... Lui, il était parti, sans laisser une trace de vie, sans un mot, sans un souffle, sans tout ce qui aurait pu lui faire plaisir et la rendre un peu moins triste qu'elle pouvait le paraitre. C'était la pire des choses ...

Mais alors, si ce n'était pas lui qui était ce ? La mémoire était donc belle et bien sélective ...

Elle essaye de nouveau d'ouvrir les yeux sans succès. Ensuite, elle teste l'ouverture de sa bouche et ses lèvres collées la mettent or d'elle. Elle ne supporte plus d'être là, contre cette peau de velour sans rien pouvoir faire. Elle veut hurler mais sa bouche ne laisse sortir qu'une plainte presque innaudible. La jeune femme bouge un peu, sort de sa léthargie insupportable, mais ses gestes ressemblent plus à des spasmes qu'à des grands mouvements. Elle n'en peut plus de cette chose qu'elle ne comprend pas. Et pourquoi elle n'était même plus capable de se souvenir de son prénom ? Qui était elle ? Elle ne se rappelle juste de l'homme qui lui a causé le plus grand trouble de sa vie. Que c'est il passé avant ? Ou habite t elle ?

Ses yeux s'ouvrent d'un seul coup lorsqu'elle repense à ca. Le corps tout engourdi, elle souffre un peu de partout mais son mal de tête est encore plus fort que le reste. Elle a l'impression que son cerveau tappe dans tous les sens contre sa boite craniène et elle devait avouer que cela lui faisait vraiment mal. Pourtant, elle n'avait pas l'habitude de se plaindre, et les douleurs qu'elle pouvait ressentir étaient souvent cachées par l'un de ses plus beaux sourires. Elle n'aimait pas qu'on voit qu'elle se sente mal et même si sa mémoire lui jouait des tours, c'était encré en elle comme une forte habitude. Ayant pu enfin ouvrir les yeux, elle observa attentivement l'homme qui la tenait dans ses bras. Mais qui c'était celui là ?! Se relevant tant bien que mal avec une vitesse déconcertante qui lui fit tourner la tête, elle voulut descendre des roches et tombit les fesses dans le sable avec sa précipitation.

-Que me voulez vous ?!


Ennervée de se retrouver dans les bras d'un inconnu, son ton avait été des plus méprisants. Pourtant, habituellement, elle ne parle pas si méchament et son air de gamine prenait toujours le dessus, là, c'était différent. Elle veut fuire à présent, mais elle n'arrive pas à se relever. Cela fait beaucoup trop mal, comme si une bande de gamins énervants vous frappent sur la tête à coup de pelles. Outch ! Que la douleur est affreuse ! En essayant de se relever -encore une fois un peu trop vite- elle retombe au sol lourdement et arrète de penser à s'échapper. Après tout, elle était capable de se défendre, même s'il n'avait pas vraiment l'air de vouloir lui faire du mal. Le velour n'était que lui alors ... Mais là, il fallait qu'elle lui demande quelque chose de surement bien plus important. S'assayant un peu plus calmement que ses mouvements précédents, elle se pose en tailleurs, ne faisant point attention au fait qu'il puisse appercevoir ses sous vétements ou autres ...

-Puis-je vous demander quelque chose qui peut paraitre idiot ? Mais ...


Elle réfléchit un peu. D'un coté, elle aimerait savoir ce qui s'est passé ici, même si ça allait être dur et qu'elle n'y croirait surement pas. Elle voudrait aussi savoir qui elle est ... et cette question lui brule les lèvres encore plus que toutes les autres. Elle attend un peu, et regarde le jeune homme, il n'avait pas l'air d'aller vraiment très bien et son sang perlé de tout coté. C'est alors qu'elle osa se regarder elle même. Ses pieds tailladés, ses mains et toutes les autres partis de son corps. La vue du sang lui donna de nouveaux spasmes et elle sentit sa tête tourner. Juste avant de se laisser retomber sur le sable, elle essaya de lui poser deux questions distinctement :

-Qui suis je ? Et qui êtes vous pour moi ? ...


La jeune femme se laissa retomber lourdement sur le sable qui ne faisait qui piquer encore plus ses blessures. Les yeux dans le vide, on se savait pas trop si elle était éveillée, ou si elle était morte... Qu'allait il donc se passer ? ...

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MessageSujet: Re: Dis ? Tu voudras bien me faire un chateau de sable ?   Sam 9 Aoû - 14:32



Il ne savait pas comment il faisait pour encore parvenir à chanter de la sorte, et le fait qu'il y arrive ne faisait qu'accentuer son désarroi au fil de la mélodie. La douleur perçait son coeur de parts en parts, comme si mille lames d'acier n'avaient de cesse de le percer et de s'en retirer pour mieux le pourfendre à nouveau. Il était totalement perdu, profondément secoué par ce qui venait de se produire. Le trouble embrumait profondément son esprit désormais etheré, et il ne savait que faire, désappointé au coeur de cette situation qu'il aurait voulu pouvoir croire irréelle. Mais non. Cela s'était bel et bien produit. Il ne pouvait se résoudre à suspendre son chant, ayant l'impression que le monde allait s'effondrer pour peu qu'il se mure dans le silence ne fût-ce qu'un instant. Mais en dépit de ses efforts pour garder contenance, sa gorge finit par se nouer tandis que les larmes se mettaient à ruisseler le long de ses joues, parcourant son visage pour tomber de son menton, éclatant dans le sable silencieusement, ne laissant qu'une auréole humide sur le sol en guise de trace de leur passage.

La vie était cruelle... Il le savait déjà, mais ne se doutait pas que c'était à ce point. Il savait désormais qu'elle ne valait pas la peine d'être vécue, c'était une certitude. Lorsqu'enfin vous trouviez la lumière, le fil du destin vous l'arrachait aussitôt, vous donnant un coup au coeur qui n'avait d'autre but que de vous précipiter dans les ténèbres abyssales que vous n'auriez jamais dû quitter. Une loi inéxorable qu'il venait d'apprendre à ses dépends. N'espérez jamais pouvoir voler librement, car vous vous brûlerez les ailes... Et plus que visiblement, les flammes qui en résultent s'en prennent à votre lumière. Il en avait la preuve par l'état de la belle. Il n'avait pas grand mal à deviner qu'elle avait perdu la mémoire, à en juger par les paroles qu'elle émettait. Il ne pouvait se résoudre à la lâcher, que ce soit en la relâchant de son étreinte ou en la quittant du regard. Ce ne pouvait pas être vrai... Et pourtant. Du rêve au cauchemar en une seconde, une fois encore. Sa vie était décidément une répétition inéxorable, même si l'on ne pouvait jamais prédire la manière dont les choses allaient se reproduire.

Il ne parvenait pas à répondre, à parler, la voix perdue de la demoiselle se plantant comme une enième lame dans son coeur écorché. Les sanglots silencieux secouaient son corps tandis qu'il supportait tout le poids du désarroi monumental qui s'abattait sur lui comme une pluie diluvienne. La souffrance causée par les blessures et estafilades qui parsèment son corps est cuisante, assurément, mais bien loin de valoir celle que subit son Organe de Vie face à l'effroi causé par la cruauté de l'existence. La vie, telle une lente agonie... Voilà la vision qu'il en avait présentement, une fois de plus en proie aux noirs aléas du hasard que lui réserve sa destinée. Il finit par se relever, pantelant, le corps tremblant de toutes parts, et relève la tête doucement. Même s'il aurait pû abuser de la situation, cette idée ne lui avait même pas effleuré l'esprit; il aurait été de toute manière incapable de se résoudre à l'induire en erreur ou à lui faire du mal d'une quelconque manière. Elle était bien trop angélique que pour qu'il puisse ne fût-ce que l'envisager un seul instant. Il n'avait d'autre souhait que de la protéger, de lui servir de bouclier, comme il venait de le faire de manière physique il y a un instant.

Essuyant ses larmes tout en sachant pertinemment qu'elles étaient loin d'avoir fini de s'écouler, il riva son regard empli de tristesse au sien, se forçant à esquisser un bien pâle sourire. Leur relation était difficile à décrire... Il ne savait pas réellement comment l'exprimer. Ils étaient plus que des amis, bien plus, malgré le peu de temps depuis lequel ils se connaissaient. Malgré tout, le fait qu'elle ait oublié qui il était malgré ce qu'il y avait entre eux le laissait troublé vis-à-vis de leur relation, qu'il eut pensé plus marquante que cela, d'après son propre ressenti. Néanmoins, il ne savait pas vraiment s'il pouvait dire qu'ils étaient ensemble non plus. Lentement, il entoura la silhouette de la jeune femme de ses bras, la serrant contre lui afin qu'ils puissent être réconfortés l'un comme l'autre. Posant son front contre le sien, il s'efforça de retenir ses pleurs, maintenant son triste sourire.


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MessageSujet: Re: Dis ? Tu voudras bien me faire un chateau de sable ?   Sam 9 Aoû - 18:29


Il ne parlait pas, ne la regardait pas non plus. La situation était des plus difficiles pour la jeune femme, elle ne comprenait vraiment pas ce qu'il se passait, ni pourquoi il était ici, ni pourquoi il pleurait d'ailleurs. Il ne répondait même pas aux questions qu'elle venait de lui poser et essayait de cacher qu'il pleurait. Mais après tout, il avait bien le droit lui aussi de pleurer s'il avait un trop plein de chagrin. Pourquoi les hommes voyaient les larmes comme une faiblesse ou une honte ? Les femmes trouvaient toujours qu'un homme qui pleure est des plus touchants, plus qu'une déclaration peut être. Bien sur, il ne faut pas que ça soit sans cesse sous peine d'être prit pour une chochote ... Mais ce n'était que très rarement le cas ! Ici, L'homme paraissait plus touchant qu'autres choses, même si elle ne savait pas pourquoi il pleurait.

Soudain, lorsqu'elle se releva, elle remarqua qu'il saignait partout au niveau des bras, du dos et des jambes. Qu'avait il pu lui arriver ? Et malgrè le fait qu'elle, elle avait les pieds en sang, elle ne semblait pas le ressentir, ou alors ne voulait pas le voir. Rien que d'observer l'état de l'homme lui remontait l'estomac : la vue du sang l'aurait vite fait tourner de l'oeil mais elle essayait de se controler pour le plus regarder à ses endroits. De plus, elle voulait aussi éviter son visage, de peur qu'il ne le prenne mal, qu'elle le regarde pleurer. Les hommes sont un peu étranges, et même si elle ne se rappelle que de peu de choses, le naturel devait reprendre le dessus. Restant assise, elle laissa donc ses yeux se poser sur elle même et lorsqu'elle détailla l'habit qu'elle portait se fut une vrai catastrophe. Une robe assez jolie, totalement tailladée comme si elle venait de s'amuser à découper dedans avec des ciseaux un peu trop aiguisés. Cette vue lui fit peur et elle ferma aussitôt les yeux.

C'est alors que l'homme se leva doucement et s'approcha d'elle. Que voulait il ? Non, elle ne voulait pas qu'il se mette si près d'elle ! La peur l'envahit plus à chaque pas que faisait l'homme. Qu'il était grand ... et plutot beau mais nan ! Il ne fallait pas penser à ça. Il se pencha vers elle tendrement et c'est à ce moment là qu'elle ne prit plus peur, même si elle frissonnait quelque peu. Il la serra doucement dans ses bras, dans une douce étreinte réconfortante. C'était chaud, comme l'ange de tout à l'heure ... Posant son front contre celui de la jeune fille, il prononça quelques paroles mystérieuses qu'elle ne comprit pas très bien. Ce qu'il était pour elle, elle seule le savait. Pourtant ... elle craint bien le contraire ... Elle ferma les yeux brusquement ...

¤*¤ Un couloir noir, une porte. Ou suis-je ? Je ne sais pas, je ne vois rien du tout. Y'a t il quelqu'un ici ? Le noir me fait peur, je n'ai jamais aimé ça. Une chambre ? Mes jambes tremblent et pourtant j'avance. Je ne me controle même pas. La porte s'ouvre sur une chambre, j'avais raison, et pourtant, je ne sais toujours pas ou je suis. J'avance de nouveau, mes pas ne font pas de bruits et il n'y en a pas non plus dans la chambre. Il fait un peu moins noir, j'avance. Deux corps sont à terre. Je m'approche doucement, consciente que je ne devrais pas être ici mais pourtant je ne peux pas partir. Qui sont ils ? La jeune femme est allongée par terre comme soumise à l'homme qui la surplombe. Il est beau. Je m'approche encore un peu, me mets à genoux à coté d'eux. Ils ne bougent pas mais pourtant ils respirent. Le souffle de la fille est très accéléré : elle a peur ? Non. Et je peux l'affirmer en me penchant sur son visage, son expression est calme. Les cheveux rouges feu de l'homme pendent sur le visage pale de la fille. J'ai l'étrange impression de géner, je me sens voyeuse, mais je ne peux qu'assister à cette scène secrète. Ils s'embrassent. Mon coeur fait un bon dans ma poitrine et j'ai l'étrange impression que c'est moi qu'il vient d'embrasser. Je brule doucement, assise à présent près d'eux et je ferme les yeux ...¤*¤

Jasdrian ne savait pas pourquoi elle venait de voir ça mais maintenant sa poitrine est en feu. Elle regarda les yeux de l'homme qui était encore posé contre son front. Il ressemblait beaucoup à celui qu'elle venait de voir, au dessus de la jeune femme au visage si blanc et à la respiration accentuée. Les connaissait elle avant d'oublier ? Elle se recula un peu du visage du garçon, encore un peu retournée que son coeur s'emballe si vite. Secouant la tête, elle posa ses deux mains sur ses tempes. Une longue trainée de rouge coula contre ses joues mais elle ne voulait pas savoir ce que c'était de peur de tomber dans les pommes. Ses yeux se fermèrent vite et la douleur de tout son corps revint encore plus forte en plus de la brulure. En fait, les bras de l'homme lui manquaient à présent et elle s'empressa de s'y remettre doucement, ne voulant pas lui faire de mal. Elle frémit quelque peu ...

-Et si ... On rentrait quelque part? Que je vous soigne après une douche qui risque d'être douloureuse ... J'avoue ne pas savoir qui vous êtes pour le moment mais j'espère le savoir bien vite... Vous m'apportez beaucoup apparemment ...

Elle faisait référence à la douleur de son coeur mais après tout, il ne pouvait pas savoir ... Elle était resté contre lui pendant ses paroles et resterait dans ses bras le temps qu'il se décide...

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MessageSujet: Re: Dis ? Tu voudras bien me faire un chateau de sable ?   Dim 10 Aoû - 14:45

Il ne parvenait plus à avoir la moindre pensée claire et concise. Chacun de ses songes entraînait immanquablement une succession de réflexions interminable qui venait s'ajouter au sommet de la confusion monumentale qui embrumait son esprit. Il ne savait plus vraiment où il en était, ce qu'il se passait; il était décalé, profondément sonné par ce qu'il venait de se produire. Il ne parvenait plus à percevoir qu'elle... Sa voix, son contact, son odeur, son corps contre le sien... C'était tout ce qui parvenait à résister au désappointement le plus total qui régnait dans ses perspectives; la seule chose qui demeurait inébranlable dans la mentalité de l'enflammé. Qui plus est, il était tiraillé entre l'inénarrable tristesse qui lui martyrisait le coeur et le soûlagement qu'elle soit vivante. Peu importe ce qu'elle pensait de lui... Dark, lui, savait qu'il aurait préféré se sacrifier plutôt que de la laisser mourir. La preuve en était qu'il lui ait servir de bouclier lors de sa chute. Elle était certes blessée, mais de manière minime, bien moins que lui dont le corps était blessé de toutes parts. L'odeur de sang qui se dégageait de ses plaies lui parvenait, ses sens étant rendus extrêmement affinés par l'adrénaline qui battait en lui. Son Organe de Vie, lui aussi, maintenant une cadence à tout rompre dans sa poitrine. Il ne savait pas, ne savait plus... Il voulait juste qu'elle aille bien. Il voulait juste revoir son sourire.

Il pleurait. Cela faisait des années... Non, même plus d'une décennie qu'il n'avait plus versé de larmes. Il ne se souvenait même plus de comment cela s'était déroulé la dernière fois qu'il avait laissé ses joues se mouiller. Une chose était cependant claire, indéniable; jamais il n'avait autant pleuré, pour quoi ou qui que ce soit. Jamais il n'avait versé autant de pleurs de toute son existence, et il se serait surpris lui-même en le constatant s'il avait eu l'esprit assez clair pour cela. L'affliction le rongeait. Les émotions s'entrechoquaient violemment dans son esprit, portant à son point culminant son déboussolement qui était déjà non-loin de son paroxysme. Il ne parvenait pas à retrouver son calme, sa sérénité s'étant brisée sous le choc, ne pouvant assurément lui revenir que lorsque la mémoire reviendrait à la demoiselle. Son regard brouillé par les larmes erra un instant sur un pan de la magnifique robe qu'elle portait. Elle était désormais fichue, complètement lacérée de part en part. Gardant un bras autours du corps de Jas', blotti contre elle, il passa sa paume libre sur le tissu abimé de toutes parts de sa surface immaculée. Fermant un instant les yeux, il étouffa un soupir de désespoir. Elle semblait se rappeler un peu de lui, ne fût-ce que par bribes, ce qui le réconfortait quelque peu dans son malheur, bien que l'amertume continue de le dévorer peu à peu. Comment les choses avaient-elles pû basculer comme ça en un instant à peine?...


~¤ Pardonne-moi de n'avoir pas sû te protéger... ¤~ fit-il d'une voix altérée par ses sanglots retenus.

Il riva lentement sa prunelle d'émeraude au fond des yeux de Jas, plongeant dans les abysses de ses magnifiques yeux tandis que celui de Dark éclatait d'une nitescence aux mille feux féériques sous le coup des larmes qui s'en étaient écoulées. Il caressa lentement la joue de la belle du bout des doigts dans le silence le plus complet, assourdissant. Il ne savait trop quoi faire, hormis qu'il était nécéssaire qu'il exprime ce qu'il avait sur le coeur.


~¤ Jas, je t'aime... ¤~

Il posa doucement ses lèvres sur celles de la jeune bibliothécaire, la serrant au plus près de lui, l'embrassant avec la plus grande tendresse...
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MessageSujet: Re: Dis ? Tu voudras bien me faire un chateau de sable ?   Lun 10 Nov - 23:42

Je me sentais comme : libre. Et pourtant, les douleurs de mon corps m’élançaient de plus en plus malgré le fait que ce ne soit que secondaire. Cette douleurs était sûrement plus morale, mais je n’arrivais pas à savoir ce qu’il se passait, mais aussi ce qu’il s’était passé. Mes yeux se fermaient en douceur alors que je sentis les mains de l’homme se poser délicatement sur les pans de ma robe déchirée. J’avais l’impression d’adorer cette tenue, et pourtant, cela ne me rendait pas vraiment triste qu’elle soit fichue. Je n’arrivais qu’à penser à lui, à son torse contre mon dos gelé, aux sanglots qu’il essayait de dissimuler, aux paroles qu’il prononçait. Je l’écoutais attentivement, essayant de déchiffrer des paroles pourtant claires. Que voulait-il dire par me protéger ? Mais comme je ne comprenais pas, cela me rendait encore plus triste. Je me sentais vidée, comme si j’avais perdu une très grande partie de moi, comme si je n’étais plus la personne que j’étais avant… Mais avant : c’est quand ?

Ses yeux verts me fixèrent, une impression de déjà vu, de déjà fait, de déjà vécu. C’était presque embarrassant, et lorsque ses longs doigts vinrent frôler la peau de ma joue, je crus tourner de l’œil. Comment pouvait-il être si doux, si attendrissant. Les larmes lui faisaient briller les yeux, les rendant comme entourés de poussières d’étoiles : il me rend folle. Mon corps se tourna comme instinctivement vers lui, me rendant ainsi de profil par rapport à lui alors que mon visage lui faisait face. Les joues rouges, une douce chaleur prit part dans ma poitrine quand il me dit les trois mots magiques. Ce fut encore plus doux, plus douloureux, alors que ses lèvres prirent possession des miennes. Ses bras m’avaient un peu plus serrés contre son torse, mais cet apport de tendresse et d’amour me faisait bizarre. Mais pourtant, une partie de moi me priait de continuer ce baiser le plus longtemps possible. De toute façon, j’étais en train de fondre. Tellement merveilleux…

Je revins peu à peu à la réalité, nous séparant après cette étreinte. Je n’arrivai pas à lui dire ce que je pensais : je ne pensais rien, je ne pensais pas, plus. C’était difficile de me dire qu’il ressentait des sentiments forts à mon égard, alors que moi, j’étais incapable de dire son prénom. Je me levai avec quelques difficultés avant de gambader un peu plus gaiement sur le sable fin de cette plage déserte. Je me retournai, l’observant, encore assis par terre.

-Je veux apprendre à te connaître, à te connaître de nouveau…

Je revins vers lui avec entrain et lui attrapa les mains pour le relever. Lorsqu’il fut debout, je me permis de passer mon pouce sur ses larmes pour les faire disparaître, il ne fallait pas pleurer pour ça : tout aller revenir dans l’ordre, sûrement, bientôt…


-Allez, viens, sans pleurer. Cela ne sert à rien, je vais retrouver, tu vas m’apprendre, me réapprendre à te connaître. Emmène moi où je vis que nous puissions nous laver et nous changer.

Puis, plus doucement, je rajoutai à son oreille en me mettant sur la pointe des pieds :

-Tu sais, je t’aime bien moi aussi...

Le grand sourire revint avec la douleur sur les joues. J’allais peut être comprendre, je l’espérai de tout cœur. Je savais que je pourrais tout faire revenir, j’en étais sure.

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MessageSujet: Re: Dis ? Tu voudras bien me faire un chateau de sable ?   Mar 6 Jan - 18:53

    Il était totalement perdu dans le flot pesant de son désarroi, qui baignait son âme d'une ivresse mélancolique. Il avait l'impression d'être plongé dans un océan de boue tiède et que, doucement, un étau indescriptible se serrait tendrement autour de son corps. Il se voyait ce tendre poison inoculé sans possibilité de s'en prémunir d'une manière ou d'une autre. Il se noyait dans la douloureuse fasteté d'un chagrin sans sépulcre, qui se nantit d'une allégresse malsaine en plongeant les âmes dans une abyssale corruption. C'est cette malignité qui le gagnait à cet instant, parasitant son être progressivement, mal gangrénant qui n'avait de cesse de gagner du terrain, inlassablement, arrachant son dû sans le moindre soupçon de pitié à l'égard de ses victimes envoûtées par son essence occulte. Malgré tout, il s'acharnait à réprimer tout cela, le recluant dans les plus infimes méandres de son être comme un sombre doute intrisèque. L'obscure tentation de s'y abandonner venait influencer ses pensées à toute seconde, lui rendant bien laborieuse la tâche d'opposer une résistance à ce maléfice mesmerisant ses songes. Délaissant ces passions enténébrées qui l'obnubilaient, il se focalisa sur cette demoiselle déboussolée, malgré ces bien pénibles pensées de même que les subtils accès de douleur qui lui lacéraient le corps, l'irradiant littéralement tant les impulsions produites étaient fortes et abruptes. Cependant, le tumulte inconstant des émotions fortes qui l'étreignaient sans discontinuer avait totalement raison de cette sensation ô combien déplaisante qui enfonçait en lui ses aiguilles envenimées à chaque seconde, s'infiltrant sous son épiderme comme une succession infinie de lames chauffées à blanc. Voici l'impression langoureuse qui ravageait son dos sur toute son étendue, la surface cutanée se parsemant d'une multitude incalculable de balafres en tous genres gravées avec fort peu de délicatesse dans sa chair par les caillasses édentées qui ornementaient ce sol hostile avec lequel il avait connu une rencontre des plus mémorables. Ou tout du moins serait-ce sa peau qui s'en souviendrait certainement, au vu des stigmates qui la marqueraient certainement pour un bon moment, si ce n'est à vie de par leur enfoncement excessif.

    Mais les plaies à vif que comportait son épine dorsale n'avait désormais que bien peu d'importance, de même que ses émotions endolories en raison de leur effervescence exacerbée. La tendresse qu'elle lui vouait parvenait à attendrir chacun de ces ressentis, aussi afflictif soit-il, et même s'il ne s'agissait que d'une réponse à l'invitation commise par sa propre douceur à son égard. Il ne savourait que trop le délicat soûlagement qu'était sa présence à ses côtés, auprès de lui, lovée contre son corps et ses lèvres se joignant aux siennes en un baiser qui se perpétuait avec la plus grande délicatesse. Un instant ciselé dans l'écoulement du temps lui-même, et gravé dans sa mémoire, comme, il l'espérait, dans la sienne... La délictueuse allégresse de ces moments volés à ceux qui règnent sur les confins de la voûte céleste n'étaient que de trop précieux trésors, baignés d'une romance tranquille qui se traçait au gré des battements des flots sur le sable fin. La souffrance lancinante qui se drapait du linceul vermeil de son sac versé lui déchiquetait le dos, mais il s'en moquait éperdument. Tout ce qui importait, c'était elle et son bien-être; il pouvait bien avoir à se sacrifier pour elle que cela lui importerait peu, il accomplirait ce tribut avec le plus grand dévouement si cela allait dans le sens de son bonheur. Qu'importaient les entraves obscures qui pourraient joncher sa destinée si il pouvait se consacrer à elle... C'était bien utopique que de réflechir en ce sens, mais après tout, pourquoi pas? Il la laissa s'écarter, brisant à regrets cette étreinte apaisante, sentant aussitôt le frisson du mal parcourir son échine comme s'il renaissait soudainement, ses estafilades se rouvrant brusquement. Il la laissa aller, se sentant trop fébrile après avoir subi de telles blessures, se contentant de se redresser tant bien que mal pour se camper sur ses pieds avec une adresse discutable. Il esquissa un faible sourire nuancé par le tourbillon qui trouvait son sépulcre en lui, s'efforçant de paraître sous un jour plaisant, aussi peu engageant que soit le torrent désormais apaisé qui avait déferlé en lui. Rendu semi-apathique par tout ce qui venait de le secouer avec bien peu de prévenance, il se poussait tout de même à paraître aussi présentable qu'à disposition et en forme pour elle, bien qu'il soit plutôt mû par une torpeur grandissante depuis de longs instants.

    Il acheva de se relever avec son aide, ses propres forces étant devenues insuffisantes, comme si les multiples déchirures maculant sa peau leur permettait de s'échapper, s'évaporant en un clin d'oeil dans cette atmosphère étrange dans laquelle s'instillait légèrement les fragrances de la brise marine. L'attention contenue dans ses paroles, et la préoccupation qu'elle se faisait de lui... Il ne pouvait s'empêcher de s'en délecter pleinement, chaque parcelle de ces instants volés réchauffant son coeur meurtri pour lui permettre d'esquisser un véritable sourire. Il était touché par tant de bienveillance, et cela se voyait bien. Finissant d'étioler totalement ses pensées négatives, ces bons sentiments qu'elle lui vouait le ravissaient au plus haut point et lui offraient de s'extirper de ses songes nébuleux pour retomber dans cette instable réalité de plein pied. Au final, mieux valait ne pas se laisser abattre en faisant s'enliser les choses par la même occasion. Le plus logique était encore bien de se mettre à oeuvrer dès maintenant en vue de lui offrir la récupération de ses souvenirs apparemment brisés le plus rapidement possible. Il y était bien résolu, et ce, quel que soit le prix qu'il devrait payer pour y parvenir. C'était étrange, cette rapidité fulgurante avec laquelle se tissaient les liens, joignant les âmes compatibles sans plus de prérogatives en une paisible union à la robustesse pourtant déjà si développée... Les paroles qu'elle lui dédiait lui faisaient du bien à l'âme, même si le "bien" après le "je t'aime" qu'elle lui avait offert le titilla quelque peu. Mais après tout, étant donné son état actuel, il n'y avait rien d'étonnant à ce qu'elle présente les choses ainsi, aussi tira-t-il bien vite un trait sur ce rajout au final bien peu tangible en ces circonstances. Il la fixa un instant dans les yeux, immobile, ému par ce qu'elle lui offrait de ces mots murmurés. Ses prunelles émeraudes finirent par se voiler derrière ses paupières, tandis qu'il l'enlaçait avec la plus grande prévenance, la blottissant contre son corps quelque peu amoché par la chute et aussi mais surtout par ce qui lui avait tenu lieu de parterre d'atterrissage.


    « Je ferai tout pour t'aider, ne t'inquiète pas. Je suis là, et je ne te laisserai pas... Peu importe le temps depuis lequel l'on se connaît. D'accord? »

    Il pencha légèrement la tête sur le côté, se reculant avec lenteur pour lui voler vivement un nouveau baiser avec facétie, une touche de malice se perdant dans son expression aussi enjouée que marquée par la fatigue. Ce qu'il avait traversé aujourd'hui avait bien entamé ses ressources pourtant ahurissantes d'énergie, et recharger ses batteries ne manquerait pas de lui faire le plus grand bien. Il s'en rendait bien compte, et c'est pourquoi il décida de suivre l'invitation de la jeune bibliothécaire au plus vite afin qu'il puisse panser ses blessures rapidement, et se complaire dans un flegmatisme ô combien mérité. Lui prenant doucement la main, il s'avança d'un nouveau pas à reculon, l'apostrophant avec candeur :

    « Tu viens, Jas? »
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